JEAN-SÉBASTIEN MASSICOTTE

JOURNALISTE ET PHOTOGRAPHE

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Entrées marquées comme Voyages'

Publication des aventures au Manitoba et en Saskatchewan

21 novembre 2009 · Aucun commentaire

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C’est aujourd’hui qu’est publié mon dossier sur la tournée au Manitoba et en Saskatchewan. C’est à lire dans le cahier Voyages du quotidien Le Soleil.

Une bonne partie du récit est également repris dans La Voix de l’Est, un autre journal du groupe Gesca, distribué dans la grande région de Granby.

Pour les lecteurs sur le Web, les textes se trouvent ici et ici.

Bon voyage!

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Retour à la maison

18 août 2009 · 2 commentaires

QUÉBEC, Québec — L’aventure au Manitoba et en Saskatchewan vient à peine de prendre fin et déjà le quotidien me rattrape. Évidemment, le plaisir de revoir la famille et les proches est immense, mais j’ai quand même le blues du voyage. J’ai donc une pensée pour tous ceux qui nous ont accueillis avec autant de gentillesse et de générosité.

Un gros merci à l’équipe super qui était derrière ce périple de huit jours: Michelle, Chantal, Annette, Gérald, David et tous les autres, bravo! Des remerciements spéciaux à Marie-Claude Rivard du Corridor touristique francophone de l’Ouest, sans qui toute cette aventure n’aurait jamais eu lieu.

Enfin, de sincères salutations à André, France, Marie-Claude et Monique, mes collègues journalistes, que je considère désormais comme des ami(e)s. Vous avez enrichi ce voyage par votre curiosité et votre plaisir contagieux à être sur la route. Merci!

À tous, à une prochaine fois.

Js

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Jour 8: un temps de chiens

16 août 2009 · Aucun commentaire

Moment de jasette pour ses deux femmes sur le perron d'une station service sur la route de entre La Ronge et Prince Albert.

Moment de jasette pour ces deux femmes sur le perron d'une station-service sur la route entre La Ronge et Prince Albert.

SASKATOON, Saskatchewan — Nous avions été bénis des dieux depuis le début de cette tournée au Manitoba et en Saskatchewan. À Winnipeg, en début de semaine, le Free Press saluait même l’arrivée de l’été dans ses pages. Alors il fallait bien en payer le coût à un moment donné.

Ce qui fait que la journée d’aujourd’hui a été passablement bousillée par Dame Nature. De la pluie, de la pluie et encore de la pluie.

N’empêche, il en aurait fallu plus pour ne pas aller à la rencontre de Brad et Marcia, mushers, de chez Sundogs Sled Excursions. En cette période du début de l’entraînement avec leurs 32 chiens huskies, ils nous ont donné un aperçu de leur savoir-faire avec une voiturette sur roues.

De la pluie à défaut de la neige... mais l'action du traîneau à chiens est bien là.

De la pluie à défaut de la neige... mais l'action du traîneau à chiens est bien là.

Le contact avec les chiens était impressionnant, mais ce qu’il faut surtout retenir est la chaleur de l’accueil de Brad et Marcia. Disponibles et enthousiastes, ils donnent réellement le goût de planifier une aventure hivernale en leur compagnie et leurs chiens.

Annulation western

La décision n’a pas été facile à prendre. Sauf qu’il fallait se rendre à l’évidence: le temps manquait et la météo nuisait sérieusement à la réussite de notre ultime aventure en Saskatchewan, une balade à cheval et carriole à la recherche des bisons.

Tout était en place, mais la pluie rendait le trajet vers le ranch de Sturgeon River plutôt laborieuse, voir dangeureuse. Sans compter qu’une fois sur place, il aurait fallu affronter à cheval un déluge constant. Pas nécessairement une bonne idée pour une initiation. Enfin, on remettra ça!

Banquet d’au revoir

Comme toute bonne chose à une fin, c’était déjà le temps d’un dernier souper avec les partenaires qui nous ont invité en Saskatchewan. Tourisme Saskatchewan, Tourisme Saskatoon, Conseil de la coopération de la Saskatchewan, Groupe CnT… une foule de personnes étaient là pour nous saluer avant notre départ. Sympatique!

Très bonne table à Saskatoon, The Ivy était au menu pour ce banquet d’au revoir. Un délice de l’entrée au dessert. Bref, un resto à garder en tête pour un prochain passage…

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Jour 7: BBQ au fil de l’eau

16 août 2009 · 1 commentaire

LA RONGE, Saskatchewan — Ce n’est pas parce qu’on fait des kilomètres et des kilomètres de route au coeur de la Saskatchewan qu’on s’éloigne pour autant de la Belle Province.

À notre arrivée au Eagle Point Resort, aux abords du lac La Ronge, le propriétaire de l’endroit est venu nous faire ses salutations. Dans un francais dont il n’a pratiquement rien perdu, Jean Poirier nous a accueilli sur ce qu’on peut considérer comme «son territoire».

Installé a La Ronge depuis la fin des années 60, le natif d’Alma est devenu au fil des ans un entrepreneur des plus respectes et actifs pour sa communauté. L’homme a travaillé notamment dans le domaine de la construction et, après avoir été le propriétaire d’un restaurant, il s’est attaqué au debut des années 90 à la création d’Eagle Point, son «hobby».

Le «resort», c’est notamment un restaurant d’environ 100 places, une marina sur le lac La Ronge, un centre de services pour la motoneige et le bateau, de l’hébergement en chalets et un golf.

Afin de se faire une meilleure idée de l’environnement dans lequel est situé Eagle Point, c’est en bateau-maison que nous nous sommes aventurés sur le plan d’eau de près de 50 milles de long.

Croisement entre un ponton et un V.R., l’embarcation permet de prendre le large au fil de l’eau en tout confort. Plus que parfait pour les BBQ loin de la civilisation!

Et tant qu’a y être, pourquoi ne pas mettre une ligne à l’eau en attendant les steaks? Impossible d’y resister dans cet endroit qu’on qualifie de paradis pour la pêche.

Au bout de quelques lancers, j’ai finalement réussi a ramener une petite perchaude qui a rapidement été remise à l’eau.

Thématique autochtone

Plus tôt dans la journée, le Cris Morris Cook nous a accompagné dans une courte randonnée où il a expliqué l’importance pour son peuple des plantes médicinales. Le temps d’une tournée dans les bois, il a fait la démonstration que la forêt a tout d’une véritable pharmacie.

Puis, pour conclure la journée, c’est finalement grâce à Miles et Anne que la tradition du chant et des légendes autochtones a resonné autour de notre feu de camp. Une ambiance unique au rythme du tambour.

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Jour 4: journée nature au Mont-Riding

12 août 2009 · Aucun commentaire

Au sommet de la gorge, la vue se dégage et le sentier devient aérien.

Au sommet de la gorge, la vue se dégage et le sentier devient aérien.

WASAGAMING (Clear Lake), Manitoba — C’est toujours avec un immense plaisir que je découvre de nouveaux sentiers de randonnée à me mettre sous les semelles. À l’image de ce séjour au Manitoba, la découverte du parcours du ruisseau Gorge offrait finalement plus qu’il n’en paraissait aux premiers abords.

Après une longue descente dans un étroit sentier au fond de la gorge, je commençais à me questionner sur l’attrait majeur de ce trajet. Classée difficile, la randonnée de 6,4 km me paraissait jolie, mais sans plus.

C’est en arrivant de l’autre côté de la gorge que j’ai réellement compris l’intérêt de cette marche. L’étroit sentier en dévers devient attrayant dès qu’on atteint la partie supérieure du sentier.

La surface en schiste sédimentaire donne un aspect unique au trajet. La végétation change aussi avec le gain en élévation, alors que le frêne devient bien présent dans les hauteurs. Rien de bien difficile finalement, mais tout de même une randonnée qui sort de l’ordinaire dans une région qu’on pourrait croire entièrement sans relief.

Départ à la découverte du lac Clear au guidon d'un vélo de montagne.

Départ à la découverte du lac Clear au guidon d'un vélo de montagne.

Lac à l’eau claire

Depuis notre arrivée à Wasagaming, il est évident que le lac Clear est le pôle d’attraction des visiteurs, en particulier avec les belles journée des derniers jours.

Façon plus originale que d’enfiler notre maillot pour se mouiller dans les eaux limpides du lac, c’est à vélo que nous sommes partis à la découverte des berges du plan d’eau. Guide au parc du Mont-Riding, Annik Adam nous a amené en balade. Une courte randonnée sur chemin de terre jusqu’à la jonction du lac Clear et du lac du Sud. Rien de trop technique pour ce circuit roulant, mais juste assez pour apprécier les sensations de rouler sur un singletrack avec les deux lacs de chaque côté. À essayer!

Un musée pour se raconter

Comme le temps file et que les journées ne suffisent jamais à tout faire, je tiens à revenir maintenant sur une présentation de mercredi dont je n’ai pas eu le temps de parler. Il s’agit du Musée canadien des droits de la personne qui est en construction actuellement à Winnipeg. Un attrait majeur en développement si on se fie aux attentes des gens qui travaillent sur le dossier. Ils ont d’ailleurs besoin de votre aide. Vous croyez connaître une personne dont l’histoire a été marquée par la défense de ses droits? Le Musée et  son équipe veulent l’entendre. Des représentants seront notamment à Québec le 5 et 6 octoblre à cet effet.

Enfin, comme le contenant est parfois pratiquement aussi important que le contenu pour ce genre de projet, l’architecture du bâtiment du Musée s’annonce assez flyée et toute en symbolique. Les travaux sont déjà en cours, mais le Musée n’ouvrira ses porte que d’ici trois ans.

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Jour 3: découvertes métisses

11 août 2009 · 1 commentaire

La chasse aux bisons, telle que présentée au Musée du Manitoba.

La chasse aux bisons, telle que présentée au Musée du Manitoba.

WASAGAMING (Clear Lake), Manitoba — À faire des rencontres, il devient vite évident à quel point l’histoire des Manitobains est importante. Peut être encore plus qu’ailleurs, on sent partout à quel point le passé est une source de fierté.

De par sa position centrale au pays, le Manitoba a servi de lieu de passage important entre l’Est et l’Ouest, en particulier aux XVIIIe et XIXe siècles, en plus d’offrir une route d’accès privilégiée pour les voyageurs de toutes origines en provenance des États-Unis. Un carrefour géographique, comme un carrefour dans l’histoire.

Au Musée du Manitoba, à Winnipeg, le jeune guide francophone Robert Malo nous a fait remonter le cours du temps pour nous permettre de revivre les moments forts de la vie de ses ancêtres européens. Mais aussi de ceux qui étaient déjà là avant l’arrivée des premiers colons.

Algonquins, Cris, Ojibwés, Sioux… les amérindiens ont une histoire riche sur le territoire manitobain. Un récit qui se poursuit alors qu’on découvre encore aujourd’hui de nouveaux sites archéologiques qui révèlent le mode de vie de ces peuples nomades.

Les métis Jules Chartrand et Doug Bruce parlent de la pêche aux dorés sur le grand lac Manitoba.

Les métis Jules Chartrand et Doug Bruce parlent de la pêche aux dorés sur le grand lac Manitoba.

Puis, il y a ceux qui partagent une culture mixte, les «sang-mêlés». En se rendant plus au nord au village de St. Laurent, près du grand lac Manitoba, notre guide Jules Chartrand nous a partagé sa vie de Métis.

Fils d’un Métis et d’une femme de descendance québécoise, l’homme de 75 ans est resté attaché au village qui l’a vu naître, dans une petite municipalité de 1200 habitants. Avec son accent caractéristique (j’te d’jis), il nous a notamment parlé de la pêche aux dorés sur le lac, activité si importante pour les gens de la communauté. En chemin, le pêcheur Doug Bruce, un Métis lui aussi, a raconté à son tour ses expéditions hivernales de pêche, loin sur la glace du plan d’eau avec son précieux Bombardier Snow Trac, un véhicule incontournable pour les résidants du coin à ce qu’il paraît.

Un accueil chaleureux qui a culminé avec un succulent repas de dorés chez Audrey Combot, une gentille dame qui habite au bord de l’immense lac aux superbes plages de sable fin, et chez qui quelques voisins de St. Laurent s’étaient déplacés pour venir nous saluer. Sympathique!

Un curieux spermophile au marais Oak, haut lieu pour l'observation de la faune ailée.

Un curieux spermophile au marais Oak Hammock, haut lieu pour l'observation de la faune ailée.

Précieux marais

En route pour St. Laurent, le Québécois d’origine Jacques Bourgeois nous attendait au Marais Oak Hammock son terrain jeu depuis 13 ans.

Le passionné d’ornithologie nous a fait découvrir cet habitat protégé pour la faune ailée — lieu de naissance de l’organisme de protection Canards illimités — qui regroupe plus de 300 espèces d’oiseaux.

Cependant, le temps de notre trop courte visite, c’est plutôt un parent de l’écureuil, le spermophile, qui a attiré l’attention. Espèce de chien de prairie en format réduit, la petite bête est amusante à voir se déplacer entre les trous de son terrier.

Définitivement, il faudra revenir pour pouvoir apprécier à sa juste valeur l’endroit et sa richesse.

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Jour 2: le monde débarque à Winnipeg

11 août 2009 · 1 commentaire

La Pologne a démontré qu'elle savait faire la fête.

La Pologne a démontré qu'elle savait faire la fête.

WINNIPEG — À défaut de partir à la conquête du monde, les gens de Winnipeg ont la possibilité de faire venir celui-ci à eux.

Mis sur pied en 1970 pour célébrer les 100 ans du Manitoba, le Folklorama s’inspire grandement des Expos mondiales, mais dans un format de fêtes communautaires, nécessairement plus modestes.

Autre différence, les pavillons des pays représentés sont dispersés à travers la ville et non pas concentrés à un seul endroit. À chaque année, c’est ainsi une quarantaine de cultures qui offrent une vitrine sur leur monde à la population et aux visiteurs de Winnipeg. Aucun effort n’est ménagé pour faire découvrir les attraits, la gastronomie et la culture des pays mis en valeur.

Après une tournée — et une Guinness — chez les Irlandais pour débuter la soirée, le party a vraiment levé au Heather curling club où les Brésiliens (des ressortissants et des sympatisants en provenance notamment de Winnipeg, de Vancouver et de Toronto) ont mis le feu à l’endroit avec une démonstration fort réussie de Capoeira, cette danse hautement athlétique qui simule des duels en corps à corps. Évidemment, les danseuses de Carnaval étaient aussi en action avec leur costume à paillettes, leur plumes, et leurs pas de danse sexy.

La capoeira mélange arts martiaux et danse sur des rythmes endiablés.

La capoeira mélange arts martiaux et danse sur des rythmes endiablés.

Le Folklorama, c’est aussi l’occasion de goûter les spécialités culinaires des pays hôtes. Comme cette crêpe sucrée au fromage cottage — appelée Naleśniki — au dessert chez les Polonais. Là encore, les danses traditionnelles ont égayé la soirée, arrosé — avec modération — de Nalewka Babuni cherry, un cordial aux cerises.

Ce qui surprend dans ce festival culturel étalé sur deux semaines, c’est l’implication de la communauté et l’intérêt soutenu de celle-ci. Au même moment, dans une vingtaine de salles à travers Winnipeg, des dizaines ou sinon des centaines de personnes, se regroupent pour célébrer. Trois représentations par jour, et à ce qu’il paraît, ça se rempli à chaque fois, peu importe la taille de la salle. Étonnant!

Au fil de la Rouge

En après-midi, c’est avec Cameron et Dave de Red River Outfitters que vous avons exploré la rivière Rouge. Question d’être de circonstance, c’est dans un canot voyageur «du nord» que nous avons parcouru environ 13 km. Pendant la balade, nos deux guides en costume d’époque ont pu nous en apprendre un peu plus sur les aventuriers qu’étaient les voyageurs. Une vie excitante très certainement, mais Ô combien rude et inconfortable si on pense au temps que ces canoteurs passaient sur l’eau dans les pires conditions.

Littérature techno

Belle découverte du côté de Saint-Boniface, à la Maison Gabrielle-Roy. Afin de s’approprier le quartier où a grandi l’illustre auteure de Bonheur d’occasion, Tourisme Riel organise des parcours pédestres où l’on est guidé par un appareil GPS. D’une simplicité désarmante, le gadget techno nous amène aux principaux attraits de ce quartier de Winnipeg, où historiquement les francophones s’étaient regroupés. Une aventure où se mélange la technologie et l’histoire et qui plaira à coup sûr.

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Jour 1: le mystère des valises

10 août 2009 · 1 commentaire

 

Compagnon d'infortune, François Heinse cherche ses bagages à son arrivée à Winnipeg.

Compagnon d'infortune, François Heinse cherche ses bagages à son arrivée à Winnipeg.

WINNIPEG — C’est toujours quand c’est supposé être simple que ça se complique sans raison.

En route pour Winnipeg, au Manitoba, il a fallu se rendre une province plus à l’ouest… en Saskatchewan — à Saskatoon plus précisément — avant de finalement se rendre à bon port. La raison? Je la cherche encore depuis l’escale à l’aéroport de Toronto. Visiblement, Air Canada n’a pas ce genre de préoccupation quand vient le temps d’expliquer la fiabilité de son service de transport.

C’était pourtant si simple. Partir de Québec, arrêter à Toronto avant de s’envoler pour Winnipeg. Sauf qu’au premier arrêt, j’aurais dû me douter que c’était mauvaise signe de rester coincé sur le tarmac de Pearson. Une bonne vingtaine de minutes à attendre devant la passerelle la porte ouverte. Au moins une bonne demi-douzaine de gars de l’entretien qui se regardent sous nos hublots à se demander quoi faire. Puis de son côté, l’agent de bord qui se confond en excuses. Sauf qu’au lieu de nous faire sortir dehors par une échelle de cinq marches, on s’obstine à vouloir utiliser la passerelle défectueuse. Dix mètres à faire pour atteindre le terminal… pas plus. Rien de surhumain à vivre pour une fois sans passerelle, surtout quand on descend d’un CRJ, l’autobus du ciel!

Au moins, ce délai m’a fait réaliser que le bum tatoué qui dormait en suit d’entraînement depuis Québec à côté de moi était en fait… le patineur Elvis Stojko! Pas vite sur mes patins! C’est finalement au moment de quitter que la conversation avec d’autres passagers m’a mis la puce à l’oreille. Le double médaillé d’argent aux JO de Lillehammer et Nagano et triple champion du monde, qui habite désormais au Mexique, serait en préparation pour un spectacle, d’où son passage à Québec.

Un ancien olympien qui n’a sûrement pas été impressionné de la tenue misérable d’un des partenaires officiels des prochains JO d’hiver, à Vancouver en 2010. En effet, à voir la suite des événements pour Air Canada, c’est à espérer que le message aux athlètes ne ressemblera pas à celui passé aux voyageurs par les agents au comptoir à la clientèle. Je m’explique.

Coincé à Toronto, je me retrouve parmi une foule de passagers qui tentent eux aussi de trouver un vol pour atteindre leur destination suivante. En réponse à l’impatience d’un passager qui trouvait que sa journée n’avait pas grand chose en commun avec l’itinéraire prévu de ses vols… un agent a répondu avec le plus grand sérieux: «C’est marqué sur le billet qu’on va vous amener à la destination. Ça ne dit pas quand.»

Pour faire une analogie, c’est comme si on disait aux athlètes canadiens des prochains JO d’hiver: «C’est primordial que vous donniez votre 110%, mais ça n’a pas d’importance que vous le fassiez en février… ou après!»

Bref, Air Canada devrait très certainement revoir ses façons de faire et ce, même si apparemment l’orage en question qui a occasionné les délais à Toronto «était presqu’une tornade», comme disaient les agents.

Car tornade ou pas… comment expliquer (outre le ciel bleu dans la ville Reine) que mes foutus bagages m’attendaient depuis la fin de l’après-midi, à l’heure prévue (sans surveillance, à côté du carroussel)… à l’aéroport de Winnipeg? Curieux, non?

Retard «divertissant»

On nous a «gentiment» attendu à Saskatoon pour la liaison qui nous amenait à Winnipeg. Car on a bien failli la rater celle-là à cause d’un retard additionnel de plus d’une heure à partir de Toronto. La raison cette fois? Une défaillance du système de divertissement. Résultat? Encore du temps de perdu pour finalement décoller sans rien qui marche.

Copains d’infortune

Dans l’adversité, mieux vaut prendre le tout avec le sourire et en bonne compagnie. Et pour ça, le hasard ne fait pas mieux. En effet, les délais ont eu l’avantage de mettre sur ma route François Heinse et Félix Coulombe, deux Québécois qui vont travailler dans le nord du Manitoba pour le développement de barrages. À trois, le dédale administratif a été pas mal moins emmerdant. C’est dire, on arrivait même à en rire au dîner!

Le vin pour oublier… et se souvenir

Le simple fait de terminer ma journée au bar de l’hôtel avec une coupe de vin était suffisant pour me faire retrouver le sourire après cette journée dans les airs. Encore mieux, malgré l’heure tardive, l’occasion a permis de renouer avec Marie-Claude, du Corridor touristique francophone de l’Ouest, et l’autre Marie-Claude, ma collègue de Canoë qui était de l’aventure de février dernier en Colombie-Britannique et en Alberta.

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Vers de nouvelles aventures!

3 août 2009 · Aucun commentaire

C’était dans les plans avant même la fin de la première aventure dans l’Ouest canadien, en février dernier. Repartir à la découverte des communautés francophones tout en explorant le potentiel touristique… mais cette fois au Manitoba et en Saskatchewan!

C’est donc avec excitation que je prépare de nouveau mes bagages pour d’autres aventures, encore orchestrées notamment par le Corridor touristique francophone de l’Ouest. Au programme: rencontres, culture, nature et sports de plein air. Vélo, rando, équitation, chiens de traîneau et sports nautiques sont entre autres prévus pour cette expérience estivale d’une durée de huit jours. L’action ne manquera pas!

Alors histoire de pouvoir encore vous faire vivre ce périple en mots et en images, la fenêtre qu’offre ce blogue sera bien sûr grande ouverte. Aussi, à cela s’ajoutera les mises à jour par Twitter afin de ne rien manquer, même quand le temps pour bloguer en bonne et due forme se fera rare sur la route.

N’hésitez pas à me faire parvenir vos commentaires par courriel ou encore par le blogue.

À bientôt!

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Parution dans le cahier Voyages du quotidien Le Soleil

8 mars 2009 · Aucun commentaire

soleil_voyages_070309 À lire dans le quotidien de Québec, Le Soleil, le dossier sur mon aventure dans l’Ouest canadien. Pour ceux qui n’ont pu mettre la main sur l’édition du samedi 7 mars, il est toujours possible d’avoir un aperçu du texte (photos et encadrés en moins!) sur le site de Cyberpresse, en cliquant sur la une du cahier Voyages. Curieux et vous voudriez en voir plus? Écrivez-moi!

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Jour 11: la fin de l’aventure

20 février 2009 · Aucun commentaire

QUÉBEC — Toute bonne chose à une fin! Après ce long moment sur les routes de l’Ouest, il fait bon de revenir à la maison.

N’empêche que l’aventure aura été des plus amusantes. Un immense merci à Marie-Claude Rivard du Corridor touristique francophone de l’Ouest (CTFO) et à ses nombreux collaborateurs qui ont su animer ce périple et le rendre mémorable!

Un gros merci aussi à mes collègues Sonia, Catherine et Marie-Claude pour avoir été d’aussi géniales compagnes de voyage. Souhaitons maintenant que notre imagination débordante et notre plaisir à travailler ensemble débouchent sur de belles collaborations. Déjà, de nouveaux projets très intéressants sont dans l’air. Mais impossible d’en dire plus pour l’instant!

D’ici là, un peu de patience! Je vous tiendrai au courant en temps et lieu!

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Jour 10: petit secret à Jasper

19 février 2009 · 1 commentaire

  jsm_46042Montagne familiale, Marmot Basin réserve aussi des défis aux visiteurs. — PHOTO JSMassicotte.com

 

EDMONTON — Plusieurs personnes rencontrées en parlaient comme le petit joyau méconnu des Rocheuses. Avant de quitter Jasper pour doucement revenir à la maison, un dernier rendez-vous était à l’agenda: le centre Marmot Basin nous attendait.

Autre montagne, autre encadrement, autre guide… même gentillesse! Visiblement, les travailleurs-skieurs de l’Ouest aiment leur boulot et partagent de façon contagieuse leur amour de la glisse. C’était au tour cette fois de Mickaël Roux, un moniteur niveau III de prendre du service à Marmot.

Le temps de quelques heures et alors que la neige manque cruellement là-aussi, le Français d’origine a su nous donner un tour d’horizon qui permet de comprendre l’attrait que possède le petit centre de ski. Effectivement, il gagne à être connu.

Moi le premier, quand j’ai su qu’on allait skier à Jasper durant les préparatifs de la tournée, j’ai dû fouiller sur Internet pour savoir où il était possible de défier la montagne.

Plus petit que les géants comme Lake Louise, Sunshine Village ou encore Whistler-Blackcomb, Marmot Basin offre néanmoins du terrain intéressant. Surtout, la station qui se veut familiale se retrouve à l’intérieur du parc national Jasper, ce qui limite son développement pour éviter qu’elle ne devienne un village commercial. Et c’est tant mieux. Les vrais amateurs de ski s’y déplacent, et non les propriétaires de Hummer à la recherche d’un banc de neige à proximité du chalet, histoire de flasher les capacités de leur véhicule hors-route. 

 

jsm_4593-version-21Guide d’un jour, le moniteur Mickaël Roux trouve de la neige dans le Knob Bowl. — PHOTO JSMassicotte.com

 

Si le dénivelé est moins important qu’ailleurs, Marmot Basin permet cependant d’accéder à du terrain alpin relevé dans sa partie supérieure. De plus petites descentes, mais qu’on peut répéter à souhait plus facilement et surtout plus rapidement. Avec un peu de boot packing il est même possible de se payer de beaux couloirs assez vertigineux. Malheureusement, le manque de neige a passablement limité notre exploration à ce chapitre. De toute façon, il faut savoir s’en garder pour la prochaine fois!

Du wapiti dans l’assiette

C’est à Edmonton que nous concluons ce périple dans l’Ouest. Question de terminer en beauté, c’est chez Normands que nous nous sommes attablés. Au menu, de la cuisine régionale. Ce qui fait qu’après avoir vu les wapitis en liberté dans les rues de Jasper, ma curiosité était trop forte et je n’ai pu résister d’y goûter. Moins «sauvage» que les viandes comme le caribou ou l’orignal, le goût est tout de même agréable. Dans la même assiette, le bison de l’Ouest a cependant été ma viande préférée.

 

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Dans le village de Jasper, les wapitis se regroupent à proximité du chemin de fer pour manger les céréales qui tombent des wagons en mouvement. — PHOTO JSMassicotte.com

 

Internet suite et fin

Je vous avais promis que je m’expliquerais sur les difficultés d’Internet dans la chaîne Fairmont. D’abord, il est assez difficile à comprendre que leur réseau sans fil soit aussi peu développé. Dans certains hôtels, il est totalement inexistant, sinon plus ou moins fonctionnel. Dire que la connection coûte 13,95$ +tx par jour pour surfer sur le Web!

C’est donc plutôt frustrant quand on travaille sur la route et qu’il faut se retrouver attaché au câble Ethernet. En parlant de celui-ci, il aura été trop court la plupart du temps. Pire encore, il était brisé à l’occasion ce qui n’assurait pas une connection sûre. 

Heureusement, le Fairmont marque de bons points en fin de parcours avec ses installations à l’Hôtel Macdonald d’Edmonton. Seul établissement quatre diamants de la ville, il n’offre pas de WiFi, mais au moins le câble Ethernet est long et en bon état. C’est aussi bien comme ça, car la chambre est des plus spacieuses. Dommages que ce soit déjà la fin, car on prend vite goût à la vie de château!

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Jour 9: heureux retour à Lake Louise

18 février 2009 · Aucun commentaire

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Le moniteur Elliot Stevens prend son envol à la station de Lake Louise. — PHOTO JSMassicotte.com

 

JASPER — Je gardais un excellent souvenir de mon dernier passage à la station de ski Lake Louise. Malgré le manque de neige, la Belle de l’Alberta était fort bien disposée à nous recevoir. Un retour en piste qui n’a laissé personne indifférent. 

D’abord, l’équipe sur place sait faire. La coordonnatrice aux ventes Kiersten Crowe est d’une efficacité redoutable. Parfait quand le temps presse et que la fièvre de la descente nous tiraille!

Une fois en action, c’est avec un immense plaisir que nous avons partagé les pistes avec notamment la Québécoise Gabrielle Milot et l’Anglais Elliot Stevens. Tous deux moniteurs niveau II et passionnés de la station, ils ont été des guides — et modèles — exemplaires pour faire le tour du propriétaire. Gabrielle semblait particulièrement heureuse d’accueillir des gens du Québec. Un plaisir entre compatriotes qui était en tout cas bien réel de notre côté.

Encore une fois, la magie des Rocheuses s’est opérée. Et que demander de mieux qu’un ciel aussi bleu! Décidément, Lake Louise possède cette aura qui fait qu’on désire y revenir sans cesse. Encore et encore. Le retour n’est qu’une question de temps. C’est une promesse.

 

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La monitrice Gabrielle Milot se prête au jeu du photographe. — PHOTO JSMassicotte.com

 

Confort à Jasper

Après une autre journée fort chargée, les quelques instants passés à la grande piscine chauffée extérieure de l’hôtel Fairmont de Jasper ont été grandement appréciés. Idem pour l’environnement unique du coin où la nature est omniprésente. Déjà en fin d’après-midi, à notre arrivée, les Wapitis étaient à proximité et en nombre. Normal ici. 

Sous le ciel bleu, la ballade de l’après-midi sur l’autoroute des glaciers a notamment été magique. Les panoramas aperçus justifient aisément le titre de «route scénique la plus jolie au Canada», détenu par ce tronçon de route, la 93. Pas encore convaincu? Un arrêt au Columbia icefield, en après-midi, au moment où la lumière est la plus belle, saura vous faire changer d’avis…


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Le glacier Columbia — PHOTO JSMassicotte.com

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Jour 8: le sourire de Martha

17 février 2009 · 2 commentaires

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Le moment est sérieux: l'hélico vient nous ramasser pour le retour à la base. — PHOTO JSMassicotte.com

 

LAKE LOUISE — D’un côté, la tranquillité d’une balade en montagne. De l’autre, le bruit et l’efficacité brutale de l’hélicoptère. Que penser alors de cette journée tout en paradoxe dans l’arrière-pays, le temps d’une randonnée de heli-hiking en raquettes?

L’excitation de découvrir les Rocheuses de plus près — et de plus haut! — est grande et c’est Martha McCallum qui nous partage sa passion pour son «grand petit» coin de pays, à près de deux heures au nord de Banff. 

Le concept est simple: parcourir par le haut le canyon de la rivière Cline pour ensuite atteindre un point de rendez-vous où un hélico de Icefield Heli, dirigé par un Français d’origine qui a grandi au Québec, nous ramasse pour le retour à la base. Quatre kilomètres en terrain facile avec quelques beaux points de vue.

Nouveau produit pour Martha, la sortie ne rendait pas tout à fait justice au potentiel du lieu. Le manque de neige qui est chronique dans l’Ouest cet hiver faisait que les raquettes étaient plutôt utiles pour leurs crampons que pour leur flottaison… Quand au retour en hélico, les six minutes qu’il dure donne un trop bref aperçu de la beauté de l’endroit. Un peu frustrant! Mieux que rien? Peut-être. Ou encore, existe-t-il de meilleures façons pour profiter de l’immensité des Rocheuses? La question est lancée. 

Déjà plus tôt cette semaine avec les guides Sylvain Hébert et Greg Hill, la réflexion au sujet de l’utilisation de l’hélico pour les sports d’aventure — dans leur cas l’héli-ski— avait amorcé une discussion intéressante et presque philosophique. 

Ils s’exprimaient sur le plein air en format commercial, presque industriel, mais qui plaira toujours à une certaine  clientèle… de préférence celle qui a de bons moyens et qui tient à se payer le trip de l’hélico. Martha, qui propose aussi la combinaison héli-yoga, constate elle-même la contradiction qui peut apparaître parfois entre la nature de l’activité et le côté mécanique et bruyant de l’affaire.

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La femme derrière Martha's Heli-hikes, Martha McCallum, en action dans son bureau des Rocheuses. — PHOTO JSMassicotte.com

 

Qu’importe, le trip est bon, mais il reste qu’au bout de six minutes, l’investissement est meilleur si on est là pour la randonnée avec Martha. La grande guide qui ne cesse de sourire, cache derrière une certaine timidité une femme aux multiples métiers et aux mille talents. Monitrice de Yoga, psychothérapeute, cuisinière (elle fait systématiquement tous les lunchs pour ses clients) et biologiste, Martha mélange les chapeaux au fil des jours. Anglophone née à Montréal il y a 50 ans (c’est la soeur de l’ancien ministre libéral John McCallum), elle est toujours partante pour pratiquer son français. 

Une autre personnalité à découvrir dans l’Ouest et qui fait que soudain, l’hélico devient plutôt secondaire… 

Les détails qui tuent

Je dois sans doute être blasé après cet enchaînement dans certaines des plus belles chambres de la chaîne Fairmont. Confort, agréments, petites attentions et vues superbes ont été jusqu’à maintenant au rendez-vous. Par contre, au prix demandé pour une de ces chambres, il y a des détails qui tuent. 

À commencer par le manque d’eau chaude à l’hôtel de Vancouver. Impardonnable! À Banff, c’est un chariot de l’équipe du ménage avec des sacs de poubelles qui débordaient et des roll-away beds  qui m’ont accueilli à côté de ma porte et ce, tout au long de mon séjour. Génial! Aujourd’hui à Lake Louise, la situation était quasi irréprochable. Sauf deux petits détails: la piscine a été fermée sans avertissement, puis de délicieuses barres granola maison m’ont été gentiment offertes à ma chambre… sur une assiette cassée en deux! Décidément…

Enfin, il y a Internet qui semble être une commodité très accessoire dans la chaîne d’hôtels. Mais l’explication sera pour une autre fois. Mon lit m’appelle comme jamais et de ce côté, le Fairmont a trouvé le confort ultime.

Peut-être est-il possible d’acheter le matelas et les oreillers à la boutique de l’hôtel. Faudra vérifier avant de partir…

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Jour 7: la filière québécoise

16 février 2009 · Aucun commentaire

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Sur la route en direction de Banff, un comité d'accueil attendait notre passage. — PHOTO JSMassicotte

BANFF — Il y a parfois des situations plus éloquentes que n’importe quelle statistique. C’était le cas aujourd’hui à Canmore, véritable filière de la communauté francophone dans l’Ouest canadien.

Après un souper Chez François, un restaurant de la ville tenu par un Montréalais d’origine, nous voilà en direction du Communitea, pour un spectacle à saveur francophone. Très vite j’y retrouve par hasard deux visages connus, des Québécois établis à Canmore.

Impliqués dans la communauté francophone, Sophie Leclair et son copain Philippe assistent à la soirée. Ils étaient dans le groupe de skieurs rassemblés à Rogers Pass, lors de mon passage il y a deux hivers.

Bref, une rencontre fortuite qui représente bien la santé de la communauté francophone et québécoise à Canmore. Si tout au long de ce séjour en Colombie-Britannique et en Alberta nous avons pu croiser une multitude de gens toujours prêts à faire un effort pour parler notre langue, on sent bien que dans l’ombre des Three Sisters, l’univers francophone est très bien établi.

Facile de trouver quelqu’un qui parle le français et les Québécois sont nombreux à s’être lancés en affaires, avec des commerces qui vont de restaurants aux petites épiceries en passant par une boutique de plein air. 

Canmore semble vraiment dans une situation enviable. Preuve en est, les services pour la communauté qui parle français s’améliorent comme l’explique Sophie, qui est la directrice de l’école francophone de la municipalité. Cette année, son équipe et ses 83 élèves se retrouvent dans une nouvelle école, une construction devenue plus que nécessaire.

La faune s’en mêle

Petite commotion aujourd’hui sur la transcanadienne dans le secteur de Golden. Un troupeau de chèvres Big Horn a décidé de faire la pause en bordure de la route, tandis qu’un autre a traversé le chemin. Wow! 

Autre  commotion pour ma part en fin d’après-midi, quand j’ai voulu profiter des eaux thermales du Willow Stream Spa au Fairmont Banff Springs. À la recherche de ma gang, j’ai réussi à me retrouver dans la partie pour le grand public, et non dans le prestigieux établissement de soins… juste à côté! Convaincu d’être tout de même au bon endroit, je me suis douché et j’ai filé en direction de la piscine extérieure chauffée. Comme personne n’y était, j’ai voulu revenu à l’intérieur… Chose impossible! La porte était verrouillée.

Frigorifié en un instant, ma seule option pour revenir à l’intérieur a été de plonger dans la piscine et d’y nager avec mes lunettes et ma serviette pour accéder à la porte en règle. Brillant!

Un mauvais moment qui a vite été oublié alors que je découvre finalement le Willow Stream. De toute beauté! Tout est pensé pour le confort et la détente. 

Dernier obstacle à surmonter avant de me baigner dans les eaux minérales du spa… entrer dans le vestiaire des hommes!

Le code de la porte ne fonctionne plus, car un gars s’est trompé trop de fois! Après quelques minutes d’attente, tout rentre dans l’ordre. Mal à l’aise du contre-temps ainsi causé, l’homme s’excuse en jouant au portier, avant de disparaître dans les corridors qui font penser à un labyrinthe aux mille et unes portes.

Prudent, je les explore en m’assurant de les traverser seulement… si elles ne se verrouillent pas! Finalement, pas si reposant le spa!

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