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La magie des Jeux olympiques était bien palpable ce matin dans les rues de Québec. Debout aux petites heures avec la famille pour encourager notre porteuse à nous, grand-maman Lise, nous étions bien loin de nous douter que jeunes et moins jeunes seraient aussi au rendez-vous en nombre et de façon bruyante pour souligner le passage du flambeau, malgré l’intense pluie froide de décembre.
Des inconnus tenaient à se faire photographier avec la vedette du moment, d’autres espéraient toucher le flambeau, tandis que les félicitations fusaient de toutes parts durant les 300 mètres du tronçon à Lise, une entraîneure de profession au gym Profil et une ambassadrice de l’activité physique à la passion contagieuse.
La surprise était grande également pour ceux qui réalisaient que les porteurs ne sont pas tous d’ex-Olympiens où encore de gros noms de la Capitale. Une belle preuve qu’à coup de 300 mètres, les JO se vivent aussi grâce à Monsieur et Madame tout le monde qui ont eu le rêve de participer à cette expérience unique.
Comme à Whistler il y a un an, le flambeau conçu par Bombardier a fait tourner les têtes. Allumé cette fois du feu officiel des Olympiques, il a démontré le génie technique de ses entrailles, car il aurait été difficile de trouver des conditions plus exécrables — ou idéales? — pour le mettre à l’essai. Du vent, de l’eau, du froid… bref, la totale! Qu’importe, la flamme a résisté avec aplomb.
Gageons que Lise non plus n’a pas ressenti les caprices de Dame Nature durant sa course d’un peu plus de trois minutes et demie. Normal, quand les nuages sont sous nos pieds…

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C’est aujourd’hui qu’est publié mon dossier sur la tournée au Manitoba et en Saskatchewan. C’est à lire dans le cahier Voyages du quotidien Le Soleil.
Une bonne partie du récit est également repris dans La Voix de l’Est, un autre journal du groupe Gesca, distribué dans la grande région de Granby.
Pour les lecteurs sur le Web, les textes se trouvent ici et ici.
Bon voyage!
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Moment de jasette pour ces deux femmes sur le perron d'une station-service sur la route entre La Ronge et Prince Albert.
SASKATOON, Saskatchewan — Nous avions été bénis des dieux depuis le début de cette tournée au Manitoba et en Saskatchewan. À Winnipeg, en début de semaine, le Free Press saluait même l’arrivée de l’été dans ses pages. Alors il fallait bien en payer le coût à un moment donné.
Ce qui fait que la journée d’aujourd’hui a été passablement bousillée par Dame Nature. De la pluie, de la pluie et encore de la pluie.
N’empêche, il en aurait fallu plus pour ne pas aller à la rencontre de Brad et Marcia, mushers, de chez Sundogs Sled Excursions. En cette période du début de l’entraînement avec leurs 32 chiens huskies, ils nous ont donné un aperçu de leur savoir-faire avec une voiturette sur roues.

De la pluie à défaut de la neige... mais l'action du traîneau à chiens est bien là.
Le contact avec les chiens était impressionnant, mais ce qu’il faut surtout retenir est la chaleur de l’accueil de Brad et Marcia. Disponibles et enthousiastes, ils donnent réellement le goût de planifier une aventure hivernale en leur compagnie et leurs chiens.
Annulation western
La décision n’a pas été facile à prendre. Sauf qu’il fallait se rendre à l’évidence: le temps manquait et la météo nuisait sérieusement à la réussite de notre ultime aventure en Saskatchewan, une balade à cheval et carriole à la recherche des bisons.
Tout était en place, mais la pluie rendait le trajet vers le ranch de Sturgeon River plutôt laborieuse, voir dangeureuse. Sans compter qu’une fois sur place, il aurait fallu affronter à cheval un déluge constant. Pas nécessairement une bonne idée pour une initiation. Enfin, on remettra ça!
Banquet d’au revoir
Comme toute bonne chose à une fin, c’était déjà le temps d’un dernier souper avec les partenaires qui nous ont invité en Saskatchewan. Tourisme Saskatchewan, Tourisme Saskatoon, Conseil de la coopération de la Saskatchewan, Groupe CnT… une foule de personnes étaient là pour nous saluer avant notre départ. Sympatique!
Très bonne table à Saskatoon, The Ivy était au menu pour ce banquet d’au revoir. Un délice de l’entrée au dessert. Bref, un resto à garder en tête pour un prochain passage…
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LA RONGE, Saskatchewan — Ce n’est pas parce qu’on fait des kilomètres et des kilomètres de route au coeur de la Saskatchewan qu’on s’éloigne pour autant de la Belle Province.
À notre arrivée au Eagle Point Resort, aux abords du lac La Ronge, le propriétaire de l’endroit est venu nous faire ses salutations. Dans un francais dont il n’a pratiquement rien perdu, Jean Poirier nous a accueilli sur ce qu’on peut considérer comme «son territoire».
Installé a La Ronge depuis la fin des années 60, le natif d’Alma est devenu au fil des ans un entrepreneur des plus respectes et actifs pour sa communauté. L’homme a travaillé notamment dans le domaine de la construction et, après avoir été le propriétaire d’un restaurant, il s’est attaqué au debut des années 90 à la création d’Eagle Point, son «hobby».
Le «resort», c’est notamment un restaurant d’environ 100 places, une marina sur le lac La Ronge, un centre de services pour la motoneige et le bateau, de l’hébergement en chalets et un golf.
Afin de se faire une meilleure idée de l’environnement dans lequel est situé Eagle Point, c’est en bateau-maison que nous nous sommes aventurés sur le plan d’eau de près de 50 milles de long.
Croisement entre un ponton et un V.R., l’embarcation permet de prendre le large au fil de l’eau en tout confort. Plus que parfait pour les BBQ loin de la civilisation!
Et tant qu’a y être, pourquoi ne pas mettre une ligne à l’eau en attendant les steaks? Impossible d’y resister dans cet endroit qu’on qualifie de paradis pour la pêche.
Au bout de quelques lancers, j’ai finalement réussi a ramener une petite perchaude qui a rapidement été remise à l’eau.
Thématique autochtone
Plus tôt dans la journée, le Cris Morris Cook nous a accompagné dans une courte randonnée où il a expliqué l’importance pour son peuple des plantes médicinales. Le temps d’une tournée dans les bois, il a fait la démonstration que la forêt a tout d’une véritable pharmacie.
Puis, pour conclure la journée, c’est finalement grâce à Miles et Anne que la tradition du chant et des légendes autochtones a resonné autour de notre feu de camp. Une ambiance unique au rythme du tambour.
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Girouette du centre culturel du petit hameau de Bellevue.
PRINCE ALBERT, Saskatchewan — Pour connaître réellement l’essence même de la Saskatchewan, il ne faut pas hésiter à prendre les petits chemins de gravier, traverser les champs et être prêt à remonter dans le temps.
C’est sur la piste des Métis que nous donc sommes partis de Saskatoon. En remontant vers le nord à travers la campagne, nous avons rejoint le lieu historique national de Batoche, où la rébellion du Nord-Ouest a culminé en 1885 sous l’influence du mystique Louis Riel. Un point de départ parfait pour en savoir davantage sur ce chapitre important de l’histoire des «sang-mêlés».

La petite église au coeur de Batoche est toujours debout malgré les années.
À l’époque, ceux-ci étaient notamment préoccupés de voir le gouvernement canadien se mêler de la division de leur territoire, et inquiets de se retrouver sans titre de propriété pour des terres qu’ils occupaient depuis longtemps. Sous l’influence de Louis Riel et de l’élan tactique de Gabriel Dumont, moins de 300 Métis et autochtones ont combattu les quelque 800 militaires envoyés pour étouffer l’opposition. Au bout de 4 jours, les hommes de Riel et Dumont ont dû s’avouer vaincus.
Toute l’affaire est évidemment plus compliquée que cela, mais le fait est qu’une importante page de notre histoire a été tournée sur les vallons gazonnés de Batoche. Et pour les visiteurs, c’est l’occasion de découvrir ce récit en s’empreignant de l’ambiance de l’endroit. Une expérience qui s’apparente à un véritable voyage dans le temps.
De retour à nos jours, c’est par la bouche de l’ancien sénateur John B. Boucher, lui-même Métis, qu’une partie de la vie moderne des «sang-mêlé» a été racontée. Une rencontre brève pour un homme de peu de mots, mais qui aurait sûrement tant à dire avec toutes les rencontres qu’il a fait dans sa carrière au Sénat.

John B. Boucher
Image électrique
Mon collègue André commençait à peine à s’en remettre à l’heure du souper. C’est qu’un peu plus tôt, au terme d’une séance photo qu’il avait initiée avec le fils de la famille Bernier, des éleveurs de pur-sangs belges que nous avons visités, le jeune garçon qui servait de modèle a accidentellement touché la partie électrifiée de l’enclos sur lequel il avait pris la pose.
Dzzziitt!
Rien de spectaculaire pourtant, au point où André se demandait pourquoi le jeune Bernier, environ 10 ans, pleurait tout à coup. À le voir se frotter le coude, il a soudain commencé à comprendre… Une malheureuse première pour l’enfant qui parle un excellent français.
Rien de bien grave au fond, si ce n’est que mon collègue se sentait bien mal de la situation. Mais à voir la fierté du petit qui posait pour la presse écrite, il n’y a pas de doute que la douleur a été de courte durée. Et chose certaine, il attendra avec impatience de recevoir l’image qu’André a promis de lui faire parvenir.
Production incertaine
Demain au programme, une journée nature au Eagle Point Resort, où l’on passera ensuite la nuit. J’ignore quels seront les services Internet et cellulaire, ce qui fait qu’il est possible que je ne puisse mettre à jour le blogue pour la journée 7 dans les délais habituels. Ou encore, il se peut que la mise en page soit un peu étrange si je dois faire le tout à partir de mon BlackBerry.
On verra bien. À demain j’espère!
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À proximité du lac Audy, au parc national du Mont-Riding, un enclos renferme une quarantaine de bisons qui peuvent être approchés en voiture.
SASKATOON, Saskatchewan — Définitivement, il y avait un petit quelque chose à la Jurassic Park au moment de passer la barrière Texas* de l’enclos des bisons du lac Audy, au parc national du Mont-Riding.
Les grandes plaines dégagées, l’horizon de hauts feuillus… le décor était en place pour mettre en scènes de grosse bêtes un peu mystérieuses. C’était aussi le fait de franchir l’enclos et de s’aventurer sur l’habitat du bisons qui mettait du piquant à cette visite de courtoisie au puissant mammifère. La prudence était bien sûr de mise avec le véhicule, car s’il est habituellement bien docile, le bison peut charger un visiteur dérangeant.
L’aube s’était à peine pointée qu’on était déjà à bord de la camionnette de notre transporteur, Ô Tours, en route vers une partie du parc où la faune est plus aisément visible.
Pour ces derniers moments au Manitoba, la chance était au rendez-vous pour cette partie de chasse unique. Après une apparition furtive d’un orignal sur le chemin en gravier qui mène à l’enclos et quelques chevreuils peu farouches, c’est un imposant troupeau de bisons qui nous a accueilli sitôt dans l’enceinte. Massifs et musculaires, les bêtes étaient cependant peu préoccupés par la présence de la grosse Econoline, malgré le fait que leurs petits étaient dans les parages. Impressionnant!

Moment magique au lac Audy
Toujours notre guide, Annik Adam a profité de notre passage dans ce coin du parc pour nous faire voir les beautés du secteur. Digne de mention, les abords du lac Audy. Un véritable havre de paix qui semblait le secret le mieux gardé en ville à notre passage, tellement les campeurs se faisaient rares, malgré la beauté de l’endroit.
Accueil dans le tumulte
Comme tout bonne chose à une fin, il a fallu mettre les voiles en direction de l’aéroport de Winnipeg pour s’envoler vers Saskatoon, en fin d’après-midi.
Un peu juste dans le temps, nos salutations ont été rapides quand est venu le temps de dire au revoir à Michelle et Chantal, nos précieuses accompagnatrices au Manitoba.
Puis, le bref vol d’une heure dix m’a vite rappelé de mauvais souvenirs alors qu’Air Canada a encore fait des siennes. Après le niaisage de l’aller, c’était au tour de ma collègue Marie-Claude de goûter à la médecine de l’entreprise aérienne.
À Saskatoon, le carrousel recrachait les baggages, mais LA précieuse valise contenant la caméra de la vidéo-reporter de l’équipe était disparue. Des milliers de dollars d’équipements impossible à retracer au comptoir du service à la clientèle. «On va vous appeler aussitôt qu’on a saura plus», a répété la dame d’Air Canada, sans grande conviction.
Environ une heure plus tard, le fameux Pelican case à Marie-Claude était repéré à Winnipeg et il prenait le prochain vol pour Saskatoon. En fin de soirée, tout le matériel était revenu à bon port. Vivement Westjet pour le retour!
Avec tout ça, l’arrivée à Saskatoon a donc été un peu décousue et le chaleureux accueil de Gérald et David, nos accompagnateurs pour cette portion du séjour, n’a pas reçu tout l’attention méritée. Qu’à cela ne tienne, déjà à notre arrivée à l’hôtel, puis à la soirée au Folkfest (une version plus modeste qui s’apparente au Folklorama) les choses se replaçaient et la complicité était bien engagée.
Quand au programme, il est chargé à bloc, mais il semble vraiment excitant et nos hôtes sont visiblement décidés à nous faire vivre une aventure unique. Ça commence demain… et j’ai bien hâte!
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* La barrière Texas consiste à une fosse dans le sol, sur laquelle on couche une grille aux barreaux ronds et espacés. De cette façon, les bisons et les Wapiti ne peuvent marcher avec leurs sabots sur la structure pour s’aventurer à travers l’ouverture, qui en revanche permet aux automobiles de pénétrer dans l’enclos.
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Au sommet de la gorge, la vue se dégage et le sentier devient aérien.
WASAGAMING (Clear Lake), Manitoba — C’est toujours avec un immense plaisir que je découvre de nouveaux sentiers de randonnée à me mettre sous les semelles. À l’image de ce séjour au Manitoba, la découverte du parcours du ruisseau Gorge offrait finalement plus qu’il n’en paraissait aux premiers abords.
Après une longue descente dans un étroit sentier au fond de la gorge, je commençais à me questionner sur l’attrait majeur de ce trajet. Classée difficile, la randonnée de 6,4 km me paraissait jolie, mais sans plus.
C’est en arrivant de l’autre côté de la gorge que j’ai réellement compris l’intérêt de cette marche. L’étroit sentier en dévers devient attrayant dès qu’on atteint la partie supérieure du sentier.
La surface en schiste sédimentaire donne un aspect unique au trajet. La végétation change aussi avec le gain en élévation, alors que le frêne devient bien présent dans les hauteurs. Rien de bien difficile finalement, mais tout de même une randonnée qui sort de l’ordinaire dans une région qu’on pourrait croire entièrement sans relief.

Départ à la découverte du lac Clear au guidon d'un vélo de montagne.
Lac à l’eau claire
Depuis notre arrivée à Wasagaming, il est évident que le lac Clear est le pôle d’attraction des visiteurs, en particulier avec les belles journée des derniers jours.
Façon plus originale que d’enfiler notre maillot pour se mouiller dans les eaux limpides du lac, c’est à vélo que nous sommes partis à la découverte des berges du plan d’eau. Guide au parc du Mont-Riding, Annik Adam nous a amené en balade. Une courte randonnée sur chemin de terre jusqu’à la jonction du lac Clear et du lac du Sud. Rien de trop technique pour ce circuit roulant, mais juste assez pour apprécier les sensations de rouler sur un singletrack avec les deux lacs de chaque côté. À essayer!
Un musée pour se raconter
Comme le temps file et que les journées ne suffisent jamais à tout faire, je tiens à revenir maintenant sur une présentation de mercredi dont je n’ai pas eu le temps de parler. Il s’agit du Musée canadien des droits de la personne qui est en construction actuellement à Winnipeg. Un attrait majeur en développement si on se fie aux attentes des gens qui travaillent sur le dossier. Ils ont d’ailleurs besoin de votre aide. Vous croyez connaître une personne dont l’histoire a été marquée par la défense de ses droits? Le Musée et son équipe veulent l’entendre. Des représentants seront notamment à Québec le 5 et 6 octoblre à cet effet.
Enfin, comme le contenant est parfois pratiquement aussi important que le contenu pour ce genre de projet, l’architecture du bâtiment du Musée s’annonce assez flyée et toute en symbolique. Les travaux sont déjà en cours, mais le Musée n’ouvrira ses porte que d’ici trois ans.
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La chasse aux bisons, telle que présentée au Musée du Manitoba.
WASAGAMING (Clear Lake), Manitoba — À faire des rencontres, il devient vite évident à quel point l’histoire des Manitobains est importante. Peut être encore plus qu’ailleurs, on sent partout à quel point le passé est une source de fierté.
De par sa position centrale au pays, le Manitoba a servi de lieu de passage important entre l’Est et l’Ouest, en particulier aux XVIIIe et XIXe siècles, en plus d’offrir une route d’accès privilégiée pour les voyageurs de toutes origines en provenance des États-Unis. Un carrefour géographique, comme un carrefour dans l’histoire.
Au Musée du Manitoba, à Winnipeg, le jeune guide francophone Robert Malo nous a fait remonter le cours du temps pour nous permettre de revivre les moments forts de la vie de ses ancêtres européens. Mais aussi de ceux qui étaient déjà là avant l’arrivée des premiers colons.
Algonquins, Cris, Ojibwés, Sioux… les amérindiens ont une histoire riche sur le territoire manitobain. Un récit qui se poursuit alors qu’on découvre encore aujourd’hui de nouveaux sites archéologiques qui révèlent le mode de vie de ces peuples nomades.

Les métis Jules Chartrand et Doug Bruce parlent de la pêche aux dorés sur le grand lac Manitoba.
Puis, il y a ceux qui partagent une culture mixte, les «sang-mêlés». En se rendant plus au nord au village de St. Laurent, près du grand lac Manitoba, notre guide Jules Chartrand nous a partagé sa vie de Métis.
Fils d’un Métis et d’une femme de descendance québécoise, l’homme de 75 ans est resté attaché au village qui l’a vu naître, dans une petite municipalité de 1200 habitants. Avec son accent caractéristique (j’te d’jis), il nous a notamment parlé de la pêche aux dorés sur le lac, activité si importante pour les gens de la communauté. En chemin, le pêcheur Doug Bruce, un Métis lui aussi, a raconté à son tour ses expéditions hivernales de pêche, loin sur la glace du plan d’eau avec son précieux Bombardier Snow Trac, un véhicule incontournable pour les résidants du coin à ce qu’il paraît.
Un accueil chaleureux qui a culminé avec un succulent repas de dorés chez Audrey Combot, une gentille dame qui habite au bord de l’immense lac aux superbes plages de sable fin, et chez qui quelques voisins de St. Laurent s’étaient déplacés pour venir nous saluer. Sympathique!

Un curieux spermophile au marais Oak Hammock, haut lieu pour l'observation de la faune ailée.
Précieux marais
En route pour St. Laurent, le Québécois d’origine Jacques Bourgeois nous attendait au Marais Oak Hammock son terrain jeu depuis 13 ans.
Le passionné d’ornithologie nous a fait découvrir cet habitat protégé pour la faune ailée — lieu de naissance de l’organisme de protection Canards illimités — qui regroupe plus de 300 espèces d’oiseaux.
Cependant, le temps de notre trop courte visite, c’est plutôt un parent de l’écureuil, le spermophile, qui a attiré l’attention. Espèce de chien de prairie en format réduit, la petite bête est amusante à voir se déplacer entre les trous de son terrier.
Définitivement, il faudra revenir pour pouvoir apprécier à sa juste valeur l’endroit et sa richesse.
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La Pologne a démontré qu'elle savait faire la fête.
WINNIPEG — À défaut de partir à la conquête du monde, les gens de Winnipeg ont la possibilité de faire venir celui-ci à eux.
Mis sur pied en 1970 pour célébrer les 100 ans du Manitoba, le Folklorama s’inspire grandement des Expos mondiales, mais dans un format de fêtes communautaires, nécessairement plus modestes.
Autre différence, les pavillons des pays représentés sont dispersés à travers la ville et non pas concentrés à un seul endroit. À chaque année, c’est ainsi une quarantaine de cultures qui offrent une vitrine sur leur monde à la population et aux visiteurs de Winnipeg. Aucun effort n’est ménagé pour faire découvrir les attraits, la gastronomie et la culture des pays mis en valeur.
Après une tournée — et une Guinness — chez les Irlandais pour débuter la soirée, le party a vraiment levé au Heather curling club où les Brésiliens (des ressortissants et des sympatisants en provenance notamment de Winnipeg, de Vancouver et de Toronto) ont mis le feu à l’endroit avec une démonstration fort réussie de Capoeira, cette danse hautement athlétique qui simule des duels en corps à corps. Évidemment, les danseuses de Carnaval étaient aussi en action avec leur costume à paillettes, leur plumes, et leurs pas de danse sexy.

La capoeira mélange arts martiaux et danse sur des rythmes endiablés.
Le Folklorama, c’est aussi l’occasion de goûter les spécialités culinaires des pays hôtes. Comme cette crêpe sucrée au fromage cottage — appelée Naleśniki — au dessert chez les Polonais. Là encore, les danses traditionnelles ont égayé la soirée, arrosé — avec modération — de Nalewka Babuni cherry, un cordial aux cerises.
Ce qui surprend dans ce festival culturel étalé sur deux semaines, c’est l’implication de la communauté et l’intérêt soutenu de celle-ci. Au même moment, dans une vingtaine de salles à travers Winnipeg, des dizaines ou sinon des centaines de personnes, se regroupent pour célébrer. Trois représentations par jour, et à ce qu’il paraît, ça se rempli à chaque fois, peu importe la taille de la salle. Étonnant!
Au fil de la Rouge
En après-midi, c’est avec Cameron et Dave de Red River Outfitters que vous avons exploré la rivière Rouge. Question d’être de circonstance, c’est dans un canot voyageur «du nord» que nous avons parcouru environ 13 km. Pendant la balade, nos deux guides en costume d’époque ont pu nous en apprendre un peu plus sur les aventuriers qu’étaient les voyageurs. Une vie excitante très certainement, mais Ô combien rude et inconfortable si on pense au temps que ces canoteurs passaient sur l’eau dans les pires conditions.
Littérature techno
Belle découverte du côté de Saint-Boniface, à la Maison Gabrielle-Roy. Afin de s’approprier le quartier où a grandi l’illustre auteure de Bonheur d’occasion, Tourisme Riel organise des parcours pédestres où l’on est guidé par un appareil GPS. D’une simplicité désarmante, le gadget techno nous amène aux principaux attraits de ce quartier de Winnipeg, où historiquement les francophones s’étaient regroupés. Une aventure où se mélange la technologie et l’histoire et qui plaira à coup sûr.
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Enfin un peu de nouveau sur le JSMassicotte.com! Loin d’être une refonte du site, j’ai voulu donner un peu de fraîcheur à ma carte de visite sur le Net en ajoutant quelques images inédites dans les différentes sections. En attendant que je m’attaque enfin aux modifications plus importantes (bientôt, bientôt!), j’espère que ça vous plaira! Amorcez la visite ici.
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Le moniteur Elliot Stevens prend son envol à la station de Lake Louise. — PHOTO JSMassicotte.com
JASPER — Je gardais un excellent souvenir de mon dernier passage à la station de ski Lake Louise. Malgré le manque de neige, la Belle de l’Alberta était fort bien disposée à nous recevoir. Un retour en piste qui n’a laissé personne indifférent.
D’abord, l’équipe sur place sait faire. La coordonnatrice aux ventes Kiersten Crowe est d’une efficacité redoutable. Parfait quand le temps presse et que la fièvre de la descente nous tiraille!
Une fois en action, c’est avec un immense plaisir que nous avons partagé les pistes avec notamment la Québécoise Gabrielle Milot et l’Anglais Elliot Stevens. Tous deux moniteurs niveau II et passionnés de la station, ils ont été des guides — et modèles — exemplaires pour faire le tour du propriétaire. Gabrielle semblait particulièrement heureuse d’accueillir des gens du Québec. Un plaisir entre compatriotes qui était en tout cas bien réel de notre côté.
Encore une fois, la magie des Rocheuses s’est opérée. Et que demander de mieux qu’un ciel aussi bleu! Décidément, Lake Louise possède cette aura qui fait qu’on désire y revenir sans cesse. Encore et encore. Le retour n’est qu’une question de temps. C’est une promesse.

La monitrice Gabrielle Milot se prête au jeu du photographe. — PHOTO JSMassicotte.com
Confort à Jasper
Après une autre journée fort chargée, les quelques instants passés à la grande piscine chauffée extérieure de l’hôtel Fairmont de Jasper ont été grandement appréciés. Idem pour l’environnement unique du coin où la nature est omniprésente. Déjà en fin d’après-midi, à notre arrivée, les Wapitis étaient à proximité et en nombre. Normal ici.
Sous le ciel bleu, la ballade de l’après-midi sur l’autoroute des glaciers a notamment été magique. Les panoramas aperçus justifient aisément le titre de «route scénique la plus jolie au Canada», détenu par ce tronçon de route, la 93. Pas encore convaincu? Un arrêt au Columbia icefield, en après-midi, au moment où la lumière est la plus belle, saura vous faire changer d’avis…

Le glacier Columbia — PHOTO JSMassicotte.com
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À Cypress Mountain, la Coupe du monde de snowboard cross a été âprement disputée. — PHOTO JSMassicotte.com
VANCOUVER — Un aperçu de ce que seront les compétitions olympiques de snowboard était présenté sur l’un des sites de compétition des JO, à Cypress Mountain, au nord de Vancouver.
L’élite masculine et féminine de Snowboard cross était notamment à l’oeuvre aujourd’hui. Dans cette discipline où la chance joue pour beaucoup dans bien des courses, la compétition de Cypress Mountain ne permettait donc pas de deviner le futur podium de 2010.
Ce qu’il faut retenir cependant, c’est qu’un nouveau parcours dessiné par la même personne que pour cette Coupe de monde sera dévoilé seulement peu de temps avant la compétition. Il sera technique et les coureurs s’attendent à ce qu’il soit long.
Ce qui ne changera pas, ou très peu, c’est la demi-lune. Féroce avec son 6,5 mètres de hauteur, la rampe enneigée n’a pas fait de cadeau à bien des athlètes. Pour ceux qui arrivaient à la dompter, l’envol était spectaculaire.

Un athlète de la Coupe du monde dompte la demi-lune qui sera utilisée pour les Jeux de 2010. — PHOTO JSMassicotte.com
Par ailleurs, avec sa vue sur Vancouver et l’océan, Cypress Mountain gagne à être découvert. Sa configuration unique rend l’endroit intéressant, alors que trois sommets donnent une multitude de versants à explorer. Avec Grouse Mountain, c’est l’alternative des résidants de Vancouver quand le temps ne permet pas d’aller à Whistler-Blackcomb.
Glace verte
Autre installation olympique au programme de la journée, le Richmond Olympic Oval est une icône des futurs JO. Seul bâtiment où il y aura des compétitions qui est complètement neuf, le Richmond Oval se veut vert et transpire le respect de l’environnement.
Les matériaux, la confection, le fonctionnement: tout a été pensé pour que le bâtiment devienne une référence en matière de construction écologique. Il est d’ailleurs certifié LEED.
Hautement technologique, le centre possède une glace dont la température s’ajuste en fonction du type d’épreuve. Espérons que l’avantage de patiner sur la piste de course olympique donnera des ailes aux membres de l’équipe canadienne!
Rencontre au sommet
Le français est évidemment bien présent dans ce séjour en Colombie-Britannique. Histoire de témoigner de la vigueur de la communauté francophone, un souper a été organisé avec divers intervenants de la francophonie au chic Seasons in the park.
Une brochette d’invités directement impliqués dans l’essor du français dans la province ont accepté l’invitation du Corridor francophone de l’Ouest canadien, organisateur de la tournée média. Le maire de Coquitlam — où les francophones sont installés en bon nombre — Richard Stewart, était du nombre, de même que Francine Bolduc, directrice de programmes, ressources humaines et langues officielles, pour le COVAN.
Le temps de quelques plats délicieux, c’est une tournée d’un océan à l’autre qui a été réalisée en faisant l’état du français et de ses défis. Délicieux!
Un oubli!
Un oubli hier au sujet du spectacle de l’Olympiade culturelle. Le Alberta Ballet a dansé sur l’oeuvre de Joni Mitchell, The Fiddle and the Drum. Wow! Pour une fois que cet art corporel arrive à me toucher et à me divertir…
Dirigée et chorégraphiée par le Québécois Jean Grand-Maître, la prestation était — enfin — pensée pour plaire aux spectateurs et non seulement aux danseurs. Brillant!
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Douceur du jour: la crêpe roulée/chausson aux pommes proposée au buffet du déjeuner de l’hôtel.
Moment loufoque: à l’occasion de la visite du Richmond Olympic Oval, une observation n’a pas échappée à ma collègue Sonia Bolduc. Dans certains cubicules des toilettes des femmes — dont celles du vestiaire privé de l’équipe nationale longue piste —, une affiche surprend: «Not potable water. Do not drink». Non, pas à côté du lavabo! Mais bien au-dessus de la cuvette, à l’intérieur de la toilette! Curieux non? Questionnée sur le sujet, une porte-parole du Richmond Oval a paru passablement embêtée. La raison serait que le bâtiment vert emploie l’eau de pluie qui tombe sur le toit pour alimenter les cabinets d’aisance… C’est bien beau tout ça, mais qu’importe la provenance de l’eau. Existe-t-il réellement une culture présente aux Jeux d’hiver qui ne sait pas reconnaître l’usage d’une cuvette?
Demain, départ pour Revelstoke et ensuite l’Alberta. Internet sera peut-être difficile à obtenir, ce qui fait que ce blogue pourrait être retardé quelque peu.
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Rapide moment sur l’eau mardi pour tester les bateaux et les vêtements. Au programme, quelques esquimautages (extrait vidéo) dans l’eau froide de la rivière Jacques-Cartier et un peu de nage pour s’assurer d’être bien au sec… tout ça sous les regards amusés de pêcheurs du coin. Au bout de quelques minutes, les réflexes sont de retour, de même que les sensations sur l’eau. Il faudra quelques ajustement à nos vêtements pour rester 100% au sec, mais sinon tout est impeccable! Simple test en eau calme, il reste maintenant à voir ce que le Saint-Laurent nous réservera dans les semaines à venir!
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Après une attente interminable, voici enfin une version plus complète et fonctionnelle du JSMassicotte.com. Il ne reste plus que quelques problèmes techniques à régler et à fignoler un peu le design. Évidemment, le site sera bonifié au fil des semaines. Aussi, de nouvelles images seront mises en ligne au fil des aventures. En plus d’être un lieu de discussion, le blogue sera également l’endroit pour découvrir certains projets et textes récents. Bienvenue à bord!
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