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Compagnon d'infortune, François Heinse cherche ses bagages à son arrivée à Winnipeg.
WINNIPEG — C’est toujours quand c’est supposé être simple que ça se complique sans raison.
En route pour Winnipeg, au Manitoba, il a fallu se rendre une province plus à l’ouest… en Saskatchewan — à Saskatoon plus précisément — avant de finalement se rendre à bon port. La raison? Je la cherche encore depuis l’escale à l’aéroport de Toronto. Visiblement, Air Canada n’a pas ce genre de préoccupation quand vient le temps d’expliquer la fiabilité de son service de transport.
C’était pourtant si simple. Partir de Québec, arrêter à Toronto avant de s’envoler pour Winnipeg. Sauf qu’au premier arrêt, j’aurais dû me douter que c’était mauvaise signe de rester coincé sur le tarmac de Pearson. Une bonne vingtaine de minutes à attendre devant la passerelle la porte ouverte. Au moins une bonne demi-douzaine de gars de l’entretien qui se regardent sous nos hublots à se demander quoi faire. Puis de son côté, l’agent de bord qui se confond en excuses. Sauf qu’au lieu de nous faire sortir dehors par une échelle de cinq marches, on s’obstine à vouloir utiliser la passerelle défectueuse. Dix mètres à faire pour atteindre le terminal… pas plus. Rien de surhumain à vivre pour une fois sans passerelle, surtout quand on descend d’un CRJ, l’autobus du ciel!
Au moins, ce délai m’a fait réaliser que le bum tatoué qui dormait en suit d’entraînement depuis Québec à côté de moi était en fait… le patineur Elvis Stojko! Pas vite sur mes patins! C’est finalement au moment de quitter que la conversation avec d’autres passagers m’a mis la puce à l’oreille. Le double médaillé d’argent aux JO de Lillehammer et Nagano et triple champion du monde, qui habite désormais au Mexique, serait en préparation pour un spectacle, d’où son passage à Québec.
Un ancien olympien qui n’a sûrement pas été impressionné de la tenue misérable d’un des partenaires officiels des prochains JO d’hiver, à Vancouver en 2010. En effet, à voir la suite des événements pour Air Canada, c’est à espérer que le message aux athlètes ne ressemblera pas à celui passé aux voyageurs par les agents au comptoir à la clientèle. Je m’explique.
Coincé à Toronto, je me retrouve parmi une foule de passagers qui tentent eux aussi de trouver un vol pour atteindre leur destination suivante. En réponse à l’impatience d’un passager qui trouvait que sa journée n’avait pas grand chose en commun avec l’itinéraire prévu de ses vols… un agent a répondu avec le plus grand sérieux: «C’est marqué sur le billet qu’on va vous amener à la destination. Ça ne dit pas quand.»
Pour faire une analogie, c’est comme si on disait aux athlètes canadiens des prochains JO d’hiver: «C’est primordial que vous donniez votre 110%, mais ça n’a pas d’importance que vous le fassiez en février… ou après!»
Bref, Air Canada devrait très certainement revoir ses façons de faire et ce, même si apparemment l’orage en question qui a occasionné les délais à Toronto «était presqu’une tornade», comme disaient les agents.
Car tornade ou pas… comment expliquer (outre le ciel bleu dans la ville Reine) que mes foutus bagages m’attendaient depuis la fin de l’après-midi, à l’heure prévue (sans surveillance, à côté du carroussel)… à l’aéroport de Winnipeg? Curieux, non?
Retard «divertissant»
On nous a «gentiment» attendu à Saskatoon pour la liaison qui nous amenait à Winnipeg. Car on a bien failli la rater celle-là à cause d’un retard additionnel de plus d’une heure à partir de Toronto. La raison cette fois? Une défaillance du système de divertissement. Résultat? Encore du temps de perdu pour finalement décoller sans rien qui marche.
Copains d’infortune
Dans l’adversité, mieux vaut prendre le tout avec le sourire et en bonne compagnie. Et pour ça, le hasard ne fait pas mieux. En effet, les délais ont eu l’avantage de mettre sur ma route François Heinse et Félix Coulombe, deux Québécois qui vont travailler dans le nord du Manitoba pour le développement de barrages. À trois, le dédale administratif a été pas mal moins emmerdant. C’est dire, on arrivait même à en rire au dîner!
Le vin pour oublier… et se souvenir
Le simple fait de terminer ma journée au bar de l’hôtel avec une coupe de vin était suffisant pour me faire retrouver le sourire après cette journée dans les airs. Encore mieux, malgré l’heure tardive, l’occasion a permis de renouer avec Marie-Claude, du Corridor touristique francophone de l’Ouest, et l’autre Marie-Claude, ma collègue de Canoë qui était de l’aventure de février dernier en Colombie-Britannique et en Alberta.
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C’était dans les plans avant même la fin de la première aventure dans l’Ouest canadien, en février dernier. Repartir à la découverte des communautés francophones tout en explorant le potentiel touristique… mais cette fois au Manitoba et en Saskatchewan!
C’est donc avec excitation que je prépare de nouveau mes bagages pour d’autres aventures, encore orchestrées notamment par le Corridor touristique francophone de l’Ouest. Au programme: rencontres, culture, nature et sports de plein air. Vélo, rando, équitation, chiens de traîneau et sports nautiques sont entre autres prévus pour cette expérience estivale d’une durée de huit jours. L’action ne manquera pas!
Alors histoire de pouvoir encore vous faire vivre ce périple en mots et en images, la fenêtre qu’offre ce blogue sera bien sûr grande ouverte. Aussi, à cela s’ajoutera les mises à jour par Twitter afin de ne rien manquer, même quand le temps pour bloguer en bonne et due forme se fera rare sur la route.
N’hésitez pas à me faire parvenir vos commentaires par courriel ou encore par le blogue.
À bientôt!
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C’est le temps de mettre la main sur le numéro de juin du magazine Espaces.
À la recherche de l’indispensable sac à dos, l’accessoire de tous les combats? Je propose une série de modèles pour des sorties d’un ou deux jours. À découvrir en page 54-55.
Bonne lecture!
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C’est avec fierté que j’ai découvert la première livraison du magazine Adventura, une toute nouvelle publication anglophone, made in Québec, pour les amateurs de plein air et d’aventure. Un honneur de participer à cette parution historique pour le groupe Espaces, qui publie le magazine et le distribue au Québec et en Ontario, à un tirage de 60 000 copies.
Il est possible de feuilleter ce premier exemplaire, celui de Spring 2009, ici. Traduction de mon survol des nouveautés vêtements et textiles pour la belle saison, ma contribution se trouve à la page 24.
Aussi, c’est le moment de mettre la main sur le dernier numéro d’Espaces. En prévision de vos escapades loin de la maison cet été, découvrez les nouvelles possibilités de refuges sur roues qui s’offrent à vous et qui gagnent en popularité par les temps qui courent: les tentes-roulottes ultra-légères.
La version virtuelle du magazine se trouve ici , avec le texte Camping organisé… et léger en pages 70-71.
Bonne lecture!

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J’avais promis de faire un retour sur la botte Scarpa Typhoon. Alors que le printemps est bien installé et les skis rangés, il est plus que temps de faire mes derniers hommages à cette botte d’exception.
Après des aventures sur les pentes de Whistler-Blackcomb, Revelstoke, Lake Louise, Marmot Bassin, Tremblant… et Le Relais, il est sûr que la Typhoon sait se tirer d’affaires dans toutes les conditions. Assez de mètres de dénivelé et de types de neige pour finalement dire avec conviction que cette botte saura plaire aux skieurs qui recherchent le confort et la polyvalence. Bref, Scarpa livre la marchandise.
Peu importe le ski qui l’a accompagné, la Typhoon a su offrir contrôle et sécurité. Bien que la rigidité de la chaussure ne correspond pas aux besoins de la haute performance, même avec de «gros» skis comme un Head iSupershape Magnum, la botte arrivait à maîtriser la situation. Cependant, de par sa nature tournée vers le AT, la Scarpa Typhoon était plus agile avec un ski plus léger et nerveux.
J’ai notamment aimé le combo typiquement alpin avec un Salomon Tornado S-Wing. Pratiquement aucun décalage alors entre la chaussure et le ski. Même le plaisir du carving était au rendez-vous!
Le confort du chausson Intuition s’est finalement confirmé, même si je n’ai pas pris grand soin pour compléter le boot fitting. Côté chaleur, le tout a semblé plus que convenable, bien que les conditions n’ont pas permis de tester la chaussure par très grand froid.
Imaginée pour les travailleurs de la montagne (guides, patrouilleurs, entraîneurs, photographes…) qui veulent une botte pour tout faire, la Typhoon répond amplement à la commande. Évidemment, c’est une chaussure de compromis, mais qui fait vite oublier ses limites au chapitre de la performance pure. Rares sont les chaussures qui savent passer de la descente à l’approche, avant de tailler des marches puis se faufiler dans un couloir étroit à la descente suivante, avec autant d’aplomb.
Reste maintenant à voir où ira Scarpa en 2010. Mais avec la Typhoon, la compagnie italienne possède une base solide sur laquelle bâtir.
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Mieux vaut tard que jamais! Je viens de mettre la main sur une copie papier du numéro de mars 2009 du magazine Espaces. Sortie depuis déjà quelques semaines, la présente parution contient mon survol des nouveautés vêtements et textiles pour la saison. À lire en page 56-57 de la copie papier, de la version virtuelle, ou encore directement sur le site du magazine.
Aussi, notons l’idée originale pour la photo de la couverture de ce numéro du printemps. L’image est l’oeuvre du rédacteur en chef Christian Lévesque qui n’a reculé devant aucun effort pour obtenir quelque chose de différent. L’histoire derrière ce portrait de l’alpiniste Gabriel Filippi est racontée ici.
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Enfin un peu de nouveau sur le JSMassicotte.com! Loin d’être une refonte du site, j’ai voulu donner un peu de fraîcheur à ma carte de visite sur le Net en ajoutant quelques images inédites dans les différentes sections. En attendant que je m’attaque enfin aux modifications plus importantes (bientôt, bientôt!), j’espère que ça vous plaira! Amorcez la visite ici.
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Marqueurs: Nouveautés · Photographie · Photos fraîches
À lire dans le quotidien de Québec, Le Soleil, le dossier sur mon aventure dans l’Ouest canadien. Pour ceux qui n’ont pu mettre la main sur l’édition du samedi 7 mars, il est toujours possible d’avoir un aperçu du texte (photos et encadrés en moins!) sur le site de Cyberpresse, en cliquant sur la une du cahier Voyages. Curieux et vous voudriez en voir plus? Écrivez-moi!
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QUÉBEC — Toute bonne chose à une fin! Après ce long moment sur les routes de l’Ouest, il fait bon de revenir à la maison.
N’empêche que l’aventure aura été des plus amusantes. Un immense merci à Marie-Claude Rivard du Corridor touristique francophone de l’Ouest (CTFO) et à ses nombreux collaborateurs qui ont su animer ce périple et le rendre mémorable!
Un gros merci aussi à mes collègues Sonia, Catherine et Marie-Claude pour avoir été d’aussi géniales compagnes de voyage. Souhaitons maintenant que notre imagination débordante et notre plaisir à travailler ensemble débouchent sur de belles collaborations. Déjà, de nouveaux projets très intéressants sont dans l’air. Mais impossible d’en dire plus pour l’instant!
D’ici là, un peu de patience! Je vous tiendrai au courant en temps et lieu!
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Montagne familiale, Marmot Basin réserve aussi des défis aux visiteurs. — PHOTO JSMassicotte.com
EDMONTON — Plusieurs personnes rencontrées en parlaient comme le petit joyau méconnu des Rocheuses. Avant de quitter Jasper pour doucement revenir à la maison, un dernier rendez-vous était à l’agenda: le centre Marmot Basin nous attendait.
Autre montagne, autre encadrement, autre guide… même gentillesse! Visiblement, les travailleurs-skieurs de l’Ouest aiment leur boulot et partagent de façon contagieuse leur amour de la glisse. C’était au tour cette fois de Mickaël Roux, un moniteur niveau III de prendre du service à Marmot.
Le temps de quelques heures et alors que la neige manque cruellement là-aussi, le Français d’origine a su nous donner un tour d’horizon qui permet de comprendre l’attrait que possède le petit centre de ski. Effectivement, il gagne à être connu.
Moi le premier, quand j’ai su qu’on allait skier à Jasper durant les préparatifs de la tournée, j’ai dû fouiller sur Internet pour savoir où il était possible de défier la montagne.
Plus petit que les géants comme Lake Louise, Sunshine Village ou encore Whistler-Blackcomb, Marmot Basin offre néanmoins du terrain intéressant. Surtout, la station qui se veut familiale se retrouve à l’intérieur du parc national Jasper, ce qui limite son développement pour éviter qu’elle ne devienne un village commercial. Et c’est tant mieux. Les vrais amateurs de ski s’y déplacent, et non les propriétaires de Hummer à la recherche d’un banc de neige à proximité du chalet, histoire de flasher les capacités de leur véhicule hors-route.
Guide d’un jour, le moniteur Mickaël Roux trouve de la neige dans le Knob Bowl. — PHOTO JSMassicotte.com
Si le dénivelé est moins important qu’ailleurs, Marmot Basin permet cependant d’accéder à du terrain alpin relevé dans sa partie supérieure. De plus petites descentes, mais qu’on peut répéter à souhait plus facilement et surtout plus rapidement. Avec un peu de boot packing il est même possible de se payer de beaux couloirs assez vertigineux. Malheureusement, le manque de neige a passablement limité notre exploration à ce chapitre. De toute façon, il faut savoir s’en garder pour la prochaine fois!
Du wapiti dans l’assiette
C’est à Edmonton que nous concluons ce périple dans l’Ouest. Question de terminer en beauté, c’est chez Normands que nous nous sommes attablés. Au menu, de la cuisine régionale. Ce qui fait qu’après avoir vu les wapitis en liberté dans les rues de Jasper, ma curiosité était trop forte et je n’ai pu résister d’y goûter. Moins «sauvage» que les viandes comme le caribou ou l’orignal, le goût est tout de même agréable. Dans la même assiette, le bison de l’Ouest a cependant été ma viande préférée.

Dans le village de Jasper, les wapitis se regroupent à proximité du chemin de fer pour manger les céréales qui tombent des wagons en mouvement. — PHOTO JSMassicotte.com
Internet suite et fin
Je vous avais promis que je m’expliquerais sur les difficultés d’Internet dans la chaîne Fairmont. D’abord, il est assez difficile à comprendre que leur réseau sans fil soit aussi peu développé. Dans certains hôtels, il est totalement inexistant, sinon plus ou moins fonctionnel. Dire que la connection coûte 13,95$ +tx par jour pour surfer sur le Web!
C’est donc plutôt frustrant quand on travaille sur la route et qu’il faut se retrouver attaché au câble Ethernet. En parlant de celui-ci, il aura été trop court la plupart du temps. Pire encore, il était brisé à l’occasion ce qui n’assurait pas une connection sûre.
Heureusement, le Fairmont marque de bons points en fin de parcours avec ses installations à l’Hôtel Macdonald d’Edmonton. Seul établissement quatre diamants de la ville, il n’offre pas de WiFi, mais au moins le câble Ethernet est long et en bon état. C’est aussi bien comme ça, car la chambre est des plus spacieuses. Dommages que ce soit déjà la fin, car on prend vite goût à la vie de château!
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Le moniteur Elliot Stevens prend son envol à la station de Lake Louise. — PHOTO JSMassicotte.com
JASPER — Je gardais un excellent souvenir de mon dernier passage à la station de ski Lake Louise. Malgré le manque de neige, la Belle de l’Alberta était fort bien disposée à nous recevoir. Un retour en piste qui n’a laissé personne indifférent.
D’abord, l’équipe sur place sait faire. La coordonnatrice aux ventes Kiersten Crowe est d’une efficacité redoutable. Parfait quand le temps presse et que la fièvre de la descente nous tiraille!
Une fois en action, c’est avec un immense plaisir que nous avons partagé les pistes avec notamment la Québécoise Gabrielle Milot et l’Anglais Elliot Stevens. Tous deux moniteurs niveau II et passionnés de la station, ils ont été des guides — et modèles — exemplaires pour faire le tour du propriétaire. Gabrielle semblait particulièrement heureuse d’accueillir des gens du Québec. Un plaisir entre compatriotes qui était en tout cas bien réel de notre côté.
Encore une fois, la magie des Rocheuses s’est opérée. Et que demander de mieux qu’un ciel aussi bleu! Décidément, Lake Louise possède cette aura qui fait qu’on désire y revenir sans cesse. Encore et encore. Le retour n’est qu’une question de temps. C’est une promesse.

La monitrice Gabrielle Milot se prête au jeu du photographe. — PHOTO JSMassicotte.com
Confort à Jasper
Après une autre journée fort chargée, les quelques instants passés à la grande piscine chauffée extérieure de l’hôtel Fairmont de Jasper ont été grandement appréciés. Idem pour l’environnement unique du coin où la nature est omniprésente. Déjà en fin d’après-midi, à notre arrivée, les Wapitis étaient à proximité et en nombre. Normal ici.
Sous le ciel bleu, la ballade de l’après-midi sur l’autoroute des glaciers a notamment été magique. Les panoramas aperçus justifient aisément le titre de «route scénique la plus jolie au Canada», détenu par ce tronçon de route, la 93. Pas encore convaincu? Un arrêt au Columbia icefield, en après-midi, au moment où la lumière est la plus belle, saura vous faire changer d’avis…

Le glacier Columbia — PHOTO JSMassicotte.com
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Le moment est sérieux: l'hélico vient nous ramasser pour le retour à la base. — PHOTO JSMassicotte.com
LAKE LOUISE — D’un côté, la tranquillité d’une balade en montagne. De l’autre, le bruit et l’efficacité brutale de l’hélicoptère. Que penser alors de cette journée tout en paradoxe dans l’arrière-pays, le temps d’une randonnée de heli-hiking en raquettes?
L’excitation de découvrir les Rocheuses de plus près — et de plus haut! — est grande et c’est Martha McCallum qui nous partage sa passion pour son «grand petit» coin de pays, à près de deux heures au nord de Banff.
Le concept est simple: parcourir par le haut le canyon de la rivière Cline pour ensuite atteindre un point de rendez-vous où un hélico de Icefield Heli, dirigé par un Français d’origine qui a grandi au Québec, nous ramasse pour le retour à la base. Quatre kilomètres en terrain facile avec quelques beaux points de vue.
Nouveau produit pour Martha, la sortie ne rendait pas tout à fait justice au potentiel du lieu. Le manque de neige qui est chronique dans l’Ouest cet hiver faisait que les raquettes étaient plutôt utiles pour leurs crampons que pour leur flottaison… Quand au retour en hélico, les six minutes qu’il dure donne un trop bref aperçu de la beauté de l’endroit. Un peu frustrant! Mieux que rien? Peut-être. Ou encore, existe-t-il de meilleures façons pour profiter de l’immensité des Rocheuses? La question est lancée.
Déjà plus tôt cette semaine avec les guides Sylvain Hébert et Greg Hill, la réflexion au sujet de l’utilisation de l’hélico pour les sports d’aventure — dans leur cas l’héli-ski— avait amorcé une discussion intéressante et presque philosophique.
Ils s’exprimaient sur le plein air en format commercial, presque industriel, mais qui plaira toujours à une certaine clientèle… de préférence celle qui a de bons moyens et qui tient à se payer le trip de l’hélico. Martha, qui propose aussi la combinaison héli-yoga, constate elle-même la contradiction qui peut apparaître parfois entre la nature de l’activité et le côté mécanique et bruyant de l’affaire.

La femme derrière Martha's Heli-hikes, Martha McCallum, en action dans son bureau des Rocheuses. — PHOTO JSMassicotte.com
Qu’importe, le trip est bon, mais il reste qu’au bout de six minutes, l’investissement est meilleur si on est là pour la randonnée avec Martha. La grande guide qui ne cesse de sourire, cache derrière une certaine timidité une femme aux multiples métiers et aux mille talents. Monitrice de Yoga, psychothérapeute, cuisinière (elle fait systématiquement tous les lunchs pour ses clients) et biologiste, Martha mélange les chapeaux au fil des jours. Anglophone née à Montréal il y a 50 ans (c’est la soeur de l’ancien ministre libéral John McCallum), elle est toujours partante pour pratiquer son français.
Une autre personnalité à découvrir dans l’Ouest et qui fait que soudain, l’hélico devient plutôt secondaire…
Les détails qui tuent
Je dois sans doute être blasé après cet enchaînement dans certaines des plus belles chambres de la chaîne Fairmont. Confort, agréments, petites attentions et vues superbes ont été jusqu’à maintenant au rendez-vous. Par contre, au prix demandé pour une de ces chambres, il y a des détails qui tuent.
À commencer par le manque d’eau chaude à l’hôtel de Vancouver. Impardonnable! À Banff, c’est un chariot de l’équipe du ménage avec des sacs de poubelles qui débordaient et des roll-away beds qui m’ont accueilli à côté de ma porte et ce, tout au long de mon séjour. Génial! Aujourd’hui à Lake Louise, la situation était quasi irréprochable. Sauf deux petits détails: la piscine a été fermée sans avertissement, puis de délicieuses barres granola maison m’ont été gentiment offertes à ma chambre… sur une assiette cassée en deux! Décidément…
Enfin, il y a Internet qui semble être une commodité très accessoire dans la chaîne d’hôtels. Mais l’explication sera pour une autre fois. Mon lit m’appelle comme jamais et de ce côté, le Fairmont a trouvé le confort ultime.
Peut-être est-il possible d’acheter le matelas et les oreillers à la boutique de l’hôtel. Faudra vérifier avant de partir…
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Sur la route en direction de Banff, un comité d'accueil attendait notre passage. — PHOTO JSMassicotte
BANFF — Il y a parfois des situations plus éloquentes que n’importe quelle statistique. C’était le cas aujourd’hui à Canmore, véritable filière de la communauté francophone dans l’Ouest canadien.
Après un souper Chez François, un restaurant de la ville tenu par un Montréalais d’origine, nous voilà en direction du Communitea, pour un spectacle à saveur francophone. Très vite j’y retrouve par hasard deux visages connus, des Québécois établis à Canmore.
Impliqués dans la communauté francophone, Sophie Leclair et son copain Philippe assistent à la soirée. Ils étaient dans le groupe de skieurs rassemblés à Rogers Pass, lors de mon passage il y a deux hivers.
Bref, une rencontre fortuite qui représente bien la santé de la communauté francophone et québécoise à Canmore. Si tout au long de ce séjour en Colombie-Britannique et en Alberta nous avons pu croiser une multitude de gens toujours prêts à faire un effort pour parler notre langue, on sent bien que dans l’ombre des Three Sisters, l’univers francophone est très bien établi.
Facile de trouver quelqu’un qui parle le français et les Québécois sont nombreux à s’être lancés en affaires, avec des commerces qui vont de restaurants aux petites épiceries en passant par une boutique de plein air.
Canmore semble vraiment dans une situation enviable. Preuve en est, les services pour la communauté qui parle français s’améliorent comme l’explique Sophie, qui est la directrice de l’école francophone de la municipalité. Cette année, son équipe et ses 83 élèves se retrouvent dans une nouvelle école, une construction devenue plus que nécessaire.
La faune s’en mêle
Petite commotion aujourd’hui sur la transcanadienne dans le secteur de Golden. Un troupeau de chèvres Big Horn a décidé de faire la pause en bordure de la route, tandis qu’un autre a traversé le chemin. Wow!
Autre commotion pour ma part en fin d’après-midi, quand j’ai voulu profiter des eaux thermales du Willow Stream Spa au Fairmont Banff Springs. À la recherche de ma gang, j’ai réussi à me retrouver dans la partie pour le grand public, et non dans le prestigieux établissement de soins… juste à côté! Convaincu d’être tout de même au bon endroit, je me suis douché et j’ai filé en direction de la piscine extérieure chauffée. Comme personne n’y était, j’ai voulu revenu à l’intérieur… Chose impossible! La porte était verrouillée.
Frigorifié en un instant, ma seule option pour revenir à l’intérieur a été de plonger dans la piscine et d’y nager avec mes lunettes et ma serviette pour accéder à la porte en règle. Brillant!
Un mauvais moment qui a vite été oublié alors que je découvre finalement le Willow Stream. De toute beauté! Tout est pensé pour le confort et la détente.
Dernier obstacle à surmonter avant de me baigner dans les eaux minérales du spa… entrer dans le vestiaire des hommes!
Le code de la porte ne fonctionne plus, car un gars s’est trompé trop de fois! Après quelques minutes d’attente, tout rentre dans l’ordre. Mal à l’aise du contre-temps ainsi causé, l’homme s’excuse en jouant au portier, avant de disparaître dans les corridors qui font penser à un labyrinthe aux mille et unes portes.
Prudent, je les explore en m’assurant de les traverser seulement… si elles ne se verrouillent pas! Finalement, pas si reposant le spa!
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Greg Hill dans une rare descente à proximité d'un centre desservi par un système de remontée. — PHOTO JSMassicotte.com
REVELSTOKE — Ce ne sont pas les bonnes intentions qui manquaient. Mais il a finalement fallu, à regret, oublier l’idée d’aller faire de l’héli-ski.
Mais qu’importe, la journée allait quand même se passer sur les planches. Et pas dans n’importe quel centre de l’Ouest canadien: Revelstoke. La montagne possède le plus important dénivelé en Amérique du nord, 1713 mètres! C’est looooong, raide et le paysage est superbe!
La journée de ski était surtout un prétexte pour rencontrer les guides et skieurs d’origines québécoises Sylvain Hébert et Greg Hill. Dans mon cas, l’occasion était trop belle pour ne pas explorer la montagne en leur compagnie.
Quelques descentes avec ces deux professionnels de la montagne m’a finalement fait passer ma déception de ne pas voler en direction de la poudreuse. Généreux et accessibles comme tout, les deux skieurs sont d’une simplicité désarmante qui ne laisse pas transparaître qu’ils sont pourtant parmi les meilleurs de leur discipline. Hébert, 52 ans, est un full guide ACMG et a notamment une expertise poussée au sujet des avalanches, un savoir qu’il partage avec son sourire contagieux comme formateur pour les futurs guides.
Quant à Greg Hill, 33 ans, il est l’un des plus prolifiques skieurs en montagne de sa génération. Il a impressionné le milieu du ski en montagne, il y a trois ans, alors qu’il avait cumulé 1 million de pieds d’élévation en une seule année… sans aucune aide mécanisée. Aucune motoneige, hélicoptère ou remontée n’a servi à l’athlète qui complète actuellement sa formation de guide et qui se passionne par la réalisation de films de ski.
Comme le temps et les délais nous ont bousculé quelque peu, il a fallu limiter les options. À défaut de mieux, c’est donc à proximité de la station que les gars m’ont amené, dans ce qu’on appelle ici le slack country, soit une zone du backcountry accessible en partie par les pistes de la station.
Un véritable privilège que de skier avec ces deux athlètes d’exception. Un moment fort du voyage.
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REVELSTOKE — Des valises de notre équipe disparues à Vancouver, un agent à la balance qui se prend pour (l’ancien) président de États-Unis… Décidément, Air Canada a fait un bel effort pour me prouver que j’avais eu tort de croire récemment que le service du transporteur s’était amélioré depuis mon dernier vol dans l’Ouest avec eux, il y a deux ans.
Avec seulement quelques documents de plus qu’à l’aller dans mon duffle, j’ai senti qu’il y avait un problème quand le colosse à la pesée du comptoir d’Air Canada, à Vancouver, a regardé sans subtilité le collant orangé avec l’inscription «lourd/heavy» attaché à mon sac depuis Québec. Le verdict est tombé: mon sac avait «engraissé» et pesait maintenant 25,5 kilos… soit 1,5 de trop.
Après une discussion à sens unique avec le balourd, me voilà plongé dans ma valise à la recherche de l’ultime objet ou vêtement qui pourra faire pencher la balance en ma faveur et ainsi éviter une surcharge de 75$.
Ma collègue Marie-Claude m’offre d’héberger ma paire de souliers pendant que je prends à bord de mon carry on un petit sac à caméra et un étui à lentille, vides dans les deux cas.
Retour sur la balance: 22,5! Quelle cure d’amaigrissement pour aussi peu d’objets! Ça fait lourd du soulier…
Séparation
Une fois à bord, le paysage montagneux sous nos ailes nous fais oublier rapidement cette mauvaise rencontre. Direction Kamloops, grâce à un vol d’environ 45 minutes. Une fois à terre, on réalise qu’une partie de l’équipement de certains membres du groupe n’a pas suivi! Un trépied, des skis et un sac sont toujours à Vancouver.
Au comptoir de Jazz, la préposée essaie tant bien que mal de régler la situation. Elle finit par expliquer le problème. Comme notre avion était plein (c’est à dire rempli de bagages en retard de d’autres vols), Air Canada n’a pu tout embarquer dans notre minuscule Dash 8. Donc notre matériel allait (peut-être) se retrouver dans le prochain vol, ce qui risque de causer problème aux passagers de celui-ci… et ainsi de suite. Bref, l’art de faire compliqué quand ce devrait être simple.
Conclusion, tout est rentré dans l’ordre en fin de soirée quand le courrier mandaté par Air Canada a fait la route Kamloops-Revelstoke (environ 3,5 heures). Après ça on se demande pourquoi ça coûte si cher de prendre l’avion…
Un autre tracas qui n’a pas duré alors que les paysages de montagnes sont partout et à perte de vue, dans la région de Revelstoke. Un territoire qui nous attends demain, alors qu’une journée d’exploration avec des guides du coin est au programme. Génial!
Plus de détails au retour des pentes.
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