JEAN-SÉBASTIEN MASSICOTTE

JOURNALISTE ET PHOTOGRAPHE

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Jour 6: dans les pas de Louis Riel

14 août 2009 · Aucun commentaire

Girouette du centre culturel du petit hameau de Bellevue.

Girouette du centre culturel du petit hameau de Bellevue.

PRINCE ALBERT, Saskatchewan — Pour connaître réellement l’essence même de la Saskatchewan, il ne faut pas hésiter à prendre les petits chemins de gravier, traverser les champs et être prêt à remonter dans le temps.

C’est sur la piste des Métis que nous donc sommes partis de Saskatoon. En remontant vers le nord à travers la campagne, nous avons rejoint le lieu historique national de Batoche, où la rébellion du Nord-Ouest a culminé en 1885 sous l’influence du mystique Louis Riel. Un point de départ parfait pour en savoir davantage sur ce chapitre important de l’histoire des «sang-mêlés».

La petite église au coeur de Batoche est toujours debout malgré les années.

La petite église au coeur de Batoche est toujours debout malgré les années.

À l’époque, ceux-ci étaient notamment préoccupés de voir le gouvernement canadien se mêler de la division de leur territoire, et inquiets de se retrouver sans titre de propriété pour des terres qu’ils occupaient depuis longtemps. Sous l’influence de Louis Riel et de l’élan tactique de Gabriel Dumont, moins de 300 Métis et autochtones ont combattu les quelque 800 militaires envoyés pour étouffer l’opposition. Au bout de 4 jours, les hommes de Riel et Dumont ont dû s’avouer vaincus.

Toute l’affaire est évidemment plus compliquée que cela, mais le fait est qu’une importante page de notre histoire a été tournée sur les vallons gazonnés de Batoche. Et pour les visiteurs, c’est l’occasion de découvrir ce récit en s’empreignant de l’ambiance de l’endroit. Une expérience qui s’apparente à un véritable voyage dans le temps.

De retour à nos jours, c’est par la bouche de l’ancien sénateur John B. Boucher, lui-même Métis, qu’une partie de la vie moderne des «sang-mêlé» a été racontée. Une rencontre brève pour un homme de peu de mots, mais qui aurait sûrement tant à dire avec toutes les rencontres qu’il a fait dans sa carrière au Sénat.

John B. Boucher

John B. Boucher

Image électrique

Mon collègue André commençait à peine à s’en remettre à l’heure du souper. C’est qu’un peu plus tôt, au terme d’une séance photo qu’il avait initiée avec le fils de la famille Bernier, des éleveurs de pur-sangs belges que nous avons visités, le jeune garçon qui servait de modèle a accidentellement touché la partie électrifiée de l’enclos sur lequel il avait pris la pose.

Dzzziitt!

Rien de spectaculaire pourtant, au point où André se demandait pourquoi le jeune Bernier, environ 10 ans, pleurait tout à coup. À le voir se frotter le coude, il a soudain commencé à comprendre… Une malheureuse première pour l’enfant qui parle un excellent français.

Rien de bien grave au fond, si ce n’est que mon collègue se sentait bien mal de la situation. Mais à voir la fierté du petit qui posait pour la presse écrite, il n’y a pas de doute que la douleur a été de courte durée. Et chose certaine, il attendra avec impatience de recevoir l’image qu’André a promis de lui faire parvenir.

Production incertaine

Demain au programme, une journée nature au Eagle Point Resort, où l’on passera ensuite la nuit. J’ignore quels seront les services Internet et cellulaire, ce qui fait qu’il est possible que je ne puisse mettre à jour le blogue pour la journée 7 dans les délais habituels. Ou encore, il se peut que la mise en page soit un peu étrange si je dois faire le tout à partir de mon BlackBerry.

On verra bien. À demain j’espère!

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