JEAN-SÉBASTIEN MASSICOTTE

JOURNALISTE ET PHOTOGRAPHE

JEAN-SÉBASTIEN MASSICOTTE random header image

Jour 5: la chasse aux bisons

13 août 2009 · Aucun commentaire

À proximité du lac Audy, au parc national du Mont-Riding, un enclos renferme une quarantaine de bisons qui peuvent être approchés en voiture.

À proximité du lac Audy, au parc national du Mont-Riding, un enclos renferme une quarantaine de bisons qui peuvent être approchés en voiture.

SASKATOON, Saskatchewan — Définitivement, il y avait un petit quelque chose à la Jurassic Park au moment de passer la barrière Texas* de l’enclos des bisons du lac Audy, au parc national du Mont-Riding.

Les grandes plaines dégagées, l’horizon de hauts feuillus… le décor était en place pour mettre en scènes de grosse bêtes un peu mystérieuses. C’était aussi le fait de franchir l’enclos et de s’aventurer sur l’habitat du bisons qui mettait du piquant à cette visite de courtoisie au puissant mammifère. La prudence était bien sûr de mise avec le véhicule, car s’il est habituellement bien docile, le bison peut charger un visiteur dérangeant.

L’aube s’était à peine pointée qu’on était déjà à bord de la camionnette de notre transporteur, Ô Tours, en route vers une partie du parc où la faune est plus aisément visible.

Pour ces derniers moments au Manitoba, la chance était au rendez-vous pour cette partie de chasse unique. Après une apparition furtive d’un orignal sur le chemin en gravier qui mène à l’enclos et quelques chevreuils peu farouches, c’est un imposant troupeau de bisons qui nous a accueilli sitôt dans l’enceinte. Massifs et musculaires, les bêtes étaient cependant peu préoccupés par la présence de la grosse Econoline, malgré le fait que leurs petits étaient dans les parages. Impressionnant!

Moment magique au lac Audy

Moment magique au lac Audy

Toujours notre guide, Annik Adam a profité de notre passage dans ce coin du parc pour nous faire voir les beautés du secteur. Digne de mention, les abords du lac Audy. Un véritable havre de paix qui semblait le secret le mieux gardé en ville à notre passage, tellement les campeurs se faisaient rares, malgré la beauté de l’endroit.

Accueil dans le tumulte

Comme tout bonne chose à une fin, il a fallu mettre les voiles en direction de l’aéroport de Winnipeg pour s’envoler vers Saskatoon, en fin d’après-midi.

Un peu juste dans le temps, nos salutations ont été rapides quand est venu le temps de dire au revoir à Michelle et Chantal, nos précieuses accompagnatrices au Manitoba.

Puis, le bref vol d’une heure dix m’a vite rappelé de mauvais souvenirs alors qu’Air Canada a encore fait des siennes. Après le niaisage de l’aller, c’était au tour de ma collègue Marie-Claude de goûter à la médecine de l’entreprise aérienne.

À Saskatoon, le carrousel recrachait les baggages, mais LA précieuse valise contenant la caméra de la vidéo-reporter de l’équipe était disparue. Des milliers de dollars d’équipements impossible à retracer au comptoir du service à la clientèle. «On va vous appeler aussitôt qu’on a saura plus», a répété la dame d’Air Canada, sans grande conviction.

Environ une heure plus tard, le fameux Pelican case à Marie-Claude était repéré à Winnipeg et il prenait le prochain vol pour Saskatoon. En fin de soirée, tout le matériel était revenu à bon port. Vivement Westjet pour le retour!

Avec tout ça, l’arrivée à Saskatoon a donc été un peu décousue et le chaleureux accueil de Gérald et David, nos accompagnateurs pour cette portion du séjour, n’a pas reçu tout l’attention méritée. Qu’à cela ne tienne, déjà à notre arrivée à l’hôtel, puis à la soirée au Folkfest (une version plus modeste qui s’apparente au Folklorama) les choses se replaçaient et la complicité était bien engagée.

Quand au programme, il est chargé à bloc, mais il semble vraiment excitant et nos hôtes sont visiblement décidés à nous faire vivre une aventure unique. Ça commence demain… et j’ai bien hâte!

____________________________________

* La barrière Texas consiste à une fosse dans le sol, sur laquelle on couche une grille aux barreaux ronds et espacés. De cette façon, les bisons et les Wapiti ne peuvent marcher avec leurs sabots sur la structure pour s’aventurer à travers l’ouverture, qui en revanche permet aux automobiles de pénétrer dans l’enclos.

[Lire la suite... →]

Marqueurs: Couverture en direct · Nouveautés · Photographie · Photos fraîches · Plein air · Projets en cours · Reportages · Tournée Ouest 2009 · Tournée Ouest 2009 - été