
À Cypress Mountain, la Coupe du monde de snowboard cross a été âprement disputée. — PHOTO JSMassicotte.com
VANCOUVER — Un aperçu de ce que seront les compétitions olympiques de snowboard était présenté sur l’un des sites de compétition des JO, à Cypress Mountain, au nord de Vancouver.
L’élite masculine et féminine de Snowboard cross était notamment à l’oeuvre aujourd’hui. Dans cette discipline où la chance joue pour beaucoup dans bien des courses, la compétition de Cypress Mountain ne permettait donc pas de deviner le futur podium de 2010.
Ce qu’il faut retenir cependant, c’est qu’un nouveau parcours dessiné par la même personne que pour cette Coupe de monde sera dévoilé seulement peu de temps avant la compétition. Il sera technique et les coureurs s’attendent à ce qu’il soit long.
Ce qui ne changera pas, ou très peu, c’est la demi-lune. Féroce avec son 6,5 mètres de hauteur, la rampe enneigée n’a pas fait de cadeau à bien des athlètes. Pour ceux qui arrivaient à la dompter, l’envol était spectaculaire.

Un athlète de la Coupe du monde dompte la demi-lune qui sera utilisée pour les Jeux de 2010. — PHOTO JSMassicotte.com
Par ailleurs, avec sa vue sur Vancouver et l’océan, Cypress Mountain gagne à être découvert. Sa configuration unique rend l’endroit intéressant, alors que trois sommets donnent une multitude de versants à explorer. Avec Grouse Mountain, c’est l’alternative des résidants de Vancouver quand le temps ne permet pas d’aller à Whistler-Blackcomb.
Glace verte
Autre installation olympique au programme de la journée, le Richmond Olympic Oval est une icône des futurs JO. Seul bâtiment où il y aura des compétitions qui est complètement neuf, le Richmond Oval se veut vert et transpire le respect de l’environnement.
Les matériaux, la confection, le fonctionnement: tout a été pensé pour que le bâtiment devienne une référence en matière de construction écologique. Il est d’ailleurs certifié LEED.
Hautement technologique, le centre possède une glace dont la température s’ajuste en fonction du type d’épreuve. Espérons que l’avantage de patiner sur la piste de course olympique donnera des ailes aux membres de l’équipe canadienne!
Rencontre au sommet
Le français est évidemment bien présent dans ce séjour en Colombie-Britannique. Histoire de témoigner de la vigueur de la communauté francophone, un souper a été organisé avec divers intervenants de la francophonie au chic Seasons in the park.
Une brochette d’invités directement impliqués dans l’essor du français dans la province ont accepté l’invitation du Corridor francophone de l’Ouest canadien, organisateur de la tournée média. Le maire de Coquitlam — où les francophones sont installés en bon nombre — Richard Stewart, était du nombre, de même que Francine Bolduc, directrice de programmes, ressources humaines et langues officielles, pour le COVAN.
Le temps de quelques plats délicieux, c’est une tournée d’un océan à l’autre qui a été réalisée en faisant l’état du français et de ses défis. Délicieux!
Un oubli!
Un oubli hier au sujet du spectacle de l’Olympiade culturelle. Le Alberta Ballet a dansé sur l’oeuvre de Joni Mitchell, The Fiddle and the Drum. Wow! Pour une fois que cet art corporel arrive à me toucher et à me divertir…
Dirigée et chorégraphiée par le Québécois Jean Grand-Maître, la prestation était — enfin — pensée pour plaire aux spectateurs et non seulement aux danseurs. Brillant!
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Douceur du jour: la crêpe roulée/chausson aux pommes proposée au buffet du déjeuner de l’hôtel.
Moment loufoque: à l’occasion de la visite du Richmond Olympic Oval, une observation n’a pas échappée à ma collègue Sonia Bolduc. Dans certains cubicules des toilettes des femmes — dont celles du vestiaire privé de l’équipe nationale longue piste —, une affiche surprend: «Not potable water. Do not drink». Non, pas à côté du lavabo! Mais bien au-dessus de la cuvette, à l’intérieur de la toilette! Curieux non? Questionnée sur le sujet, une porte-parole du Richmond Oval a paru passablement embêtée. La raison serait que le bâtiment vert emploie l’eau de pluie qui tombe sur le toit pour alimenter les cabinets d’aisance… C’est bien beau tout ça, mais qu’importe la provenance de l’eau. Existe-t-il réellement une culture présente aux Jeux d’hiver qui ne sait pas reconnaître l’usage d’une cuvette?
Demain, départ pour Revelstoke et ensuite l’Alberta. Internet sera peut-être difficile à obtenir, ce qui fait que ce blogue pourrait être retardé quelque peu.