
WHISTLER — Un taxi, deux avions… et une limousine! Le plaisir de retrouver Vancouver était suffisant. Mais histoire de ne rien faire à moitié — et de nous faire sourire
—, nos hôtes pour ce séjour ont sorti l’artillerie lourde.
À défaut du classique minibus, notre petite délégation s’est plutôt retrouvée à jouer les vedettes à bord d’une spacieuse Lincoln stretch limo.
Déjà que ce n’est pas facile de naviguer à la recherche d’un emplacement de stationnement quand on visite Granville Island, imaginez la tâche quand il faut faufiler cet énorme bateau noir, normalement beaucoup plus adapté pour transporter un groupe d’étudiants à leur bal de finissants.
Qu’importe, ce tour de limo a fait grand bien, comme ce rapide retour sur les quais de la vieille île industrielle, devenue aujourd’hui un lieu de rendez-vous touristique prisé.
Objectif de ce périple dans l’Ouest, la découverte des commerces et entreprises francophones a débutée sitôt le lunch annoncé. Au menu, les finesses en provenance de La baguette et l’échalotte, la boutique d’un artisan-boulanger d’origines franco-italienne, Mario Armitano. L’accueil se fait en français et le comptoir de fromages et de charcuteries donne un petit goût de l’Europe au coeur de Vancouver.
Comme Whistler nous attend, pas trop le temps de traîner sur les quais. On n’y reviendra! Chauffeur, à la montagne! Aussi bien profiter du luxe de notre limo pour s’y rendre par l’autoroute panoramique Sea to Sky.
Lien vital durant les JO de 2010, la route est en travaux intenses depuis les dernières années. L’amélioration est marquée, mais il reste encore pas mal d’ouvrage à faire… N’empêche, avec le paysage de la Sea to Sky, c’est toujours une belle entrée en matière pour se rendre à Whistler.
Et en limo, quelle meilleure façon pour débarquer au luxueux Fairmont
Chateau Whistler. Rien de tel que de se faire accueillir par un groom souriant qui ouvre la porte d’une limo… Ça serait facile d’y prendre goût!
Un vol pour réfléchir
Non, l’Ouest canadien n’est pas plus proche et en partance de Québec, ça demeure un périple de plus de huit heures (petite escale à Toronto incluse). Heureusement, les commodités à bord des Airbus A320 d’Air Canada s’améliorent et rendent le tout plus agréable.
Ça permet aussi de reprendre le temps perdu et de voir certains films négligés jusqu’alors. Au moment où je m’apprête à redécouvrir la grande nature de la Colombie-Britanni
que et de l’Alberta, j’ai particulièrement trouvé à-propos le documentaire Une vérité qui dérange de «l’ex-futur président américain» (c’est sa propre présentation), Al Gore.
On peut ne pas apprécier ce genre de documentaire engagé, mais l’ancien vice-président présente un portrait crédible et bien documenté de ce qu’il appelle la crise climatique. Bref, c’est à voir pour se faire sa propre idée et trouver sa position dans ce débat. Plus de détails au www.climatecrisis.net.

La «Quebec connection»
Rapide retour sur le repas du soir au restaurant Bearfoot. Tenu par un ancien de Québec, l’établissement compte sur une belle équipe, dont de nombreux Québécois. Une expérience gastronomique de tout premier ordre avec la cuisine de la jeune chef Melissa Craig et les conseils en vins du sommelier Benoît Nadeau. Mémorable, rien de moins!
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Douceur du jour: le montage en chocolats — un inukshuk! — qui m’attendait dans ma chambre à mon arrivée.
Moment fort: l’accueil enthousiasme et coloré de l’équipe de la «Quebec connection» du restaurant Bearfoot. Aussi, l’occasion de sabrer le champagne dans l’impressionnante cave à vin de l’établissement.